Installée en novembre 2020, la Convention Citoyenne vient de remettre ses conclusions sur la gestion de la crise sanitaire et les priorités à déployer sur le territoire. La Transition Écologique est l’un des axes débattus. Quelles sont les mesures encouragées par les 80 citoyens ?
La crise liée au Coronavirus bouleverse la société dans les domaines de la santé, du social ou encore de l’économie. La Convention Citoyenne est une initiative de la Métropole. Installée en novembre dernier, son rôle était de faire le point sur le ressenti dû à la situation sanitaire et participer à la construction d’une ligne directive afin de gérer l’après-crise sur le territoire.
Les avis ont été remis jeudi 11 mars à Johanna Rolland, Maire de Nantes et Présidente de Nantes Métropole, Christelle Scuotto-Calvez Maire des Sorinières et Vice-Présidente en charge du dialogue citoyen et de la citoyenneté métropolitaine et Fabrice Roussel, Maire de la Chapelle-sur-Erdre et 1er Vice-Président de Nantes Métropole. Et la Transition écologique s’est invitée dans le débat. Quelles sont les priorités suscitant une attente de la part des habitants ?
Comment les citoyens ont-ils été sélectionnés ?
2301 c’est le nombre de personnes interrogées pendant l’enquête métropolitaine menée par l’Institut TMO Régions à la demande de Nantes Métropole. En septembre 2020, le panel a été questionné autour du vécu et des souhaits [ihc-hide-content ihc_mb_type= »show » ihc_mb_who= »4,5,6,7″ ihc_mb_template= »1″ ]
sur divers thèmes comme l’emploi, la situation économique et la consommation. La Convention Citoyenne votée par le conseil métropolitain en octobre 2020, a réuni 80 citoyens en majorité issus du panel de l’enquête qui reflète les données INSEE du territoire. 50 % d’hommes, 50 % de femmes, des participants de 18 à 65 ans et plus. 52 % ont un emploi, 12 % sont demandeurs d’emploi et 23 % sont retraités. La moitié réside à Nantes, 27 % dans des communes de 20 000 à 50 000 habitants, 9 % dans des villes de 10 000 à 20 000, 9 % dans communes de 5000 à 10 000 et 5 % où la population est de moins de 5000 habitants. Seuls trois membres résident dans une commune hors Nantes Métropole, à Bouée, Saint-Mars du Désert et Loireauxence.
Le mandat donné par Nantes Métropole mettait en avant le souhait de recueillir des opinions, les élus s’engageant ensuite à élaborer des actions « Il n’est pas attendu des citoyens et des citoyennes des solutions toutes faites ou des propositions techniques mais bien de formuler des priorités citoyennes : charge aux élu.e.s de les instruire et d’y donner corps dans leur programme de travail« .
La Transition écologique : Consommer local, énergies renouvelables, transport et adaptation du travail
Aborder l’écologie passe par divers points autour des transitions. Le premier consiste à améliorer la consommation locale. Les idées indiquées par les participants vont du développement de commerces de proximité avec des loyers réduits, aux marchés en vrac bio locaux installés à coté des écoles et des transports en commun. Jean-François, 48, ans habitant d’Indre souligne dans son portrait avoir décidé de « consommer moins pour réduire notre empreinte carbone« . L’économie circulaire est aussi un point important avec le souhait de rendre davantage accessible des lieux de ressourcerie et de recyclerie.
Acheter des produits locaux, de seconde main et réduire les déchets étant des habitudes à prendre comme le précise Romain, 32 ans, résidant à Orvault « Sur la gestion des déchets et la consommation locale, je peux apporter mon expérience car nous faisons partie d’une AMAP et que nous faisons très attention à nos modes de consommation » Un label certifiant que les produits sont locaux et respectueux est une piste donnée dans le dossier remis aux élus.
La production locale d’énergie décarbonée et renouvelable par la Métropole pourrait faire partie des futures propositions ainsi que les panneaux solaires chez les particuliers, les entreprises et dans les espaces publics. Diminuer le temps de trajet, rendre les transports gratuits à tous et faire rouler des petits véhicules de transport à la place des bus sur des parcours ou à des horaires où il y a moins d’affluence sont les avis indiqués par la Convention Citoyenne au sujet des déplacements.
Le travail doit également être pris en compte selon eux dans une période de crise sanitaire pendant laquelle le télétravail s’est imposé. Ils recommandent des espaces de co working ou encore la mise en place d’un label de travail équitable pour les entreprises.
Des rencontres avec des intervenants
Les Citoyens ont été encadrés par des garants, Elvire Bornand, Monique Boutrand, Gilles Pinson et Sandrine Rui. Ils devaient garantir l’autonomie et l’indépendance de la Convention Citoyenne, vérifier que tous les membres puissent faire part de leur avis et la mise à disposition de la pluralité de l’information. 51 intervenants se sont succédés. Les participants réunis à distance en raison de la crise sanitaire ont pu les interroger sur différents sujets.
Pendant 4 mois, ils ont débattus et précisent ne pas avoir cherché le consensus mais la diversité des opinions. Près de 10 membres ont décidé de partir durant cette période en invoquant des raisons personnelles ou professionnelles. À Nantes Métropole dans les tuyaux désormais différentes priorités. Aux côtés de celles en lien avec la transition écologique, les conclusions sont tournées vers le soutien aux jeunes et les personnes âgées, la lutte contre l’isolement de celles et ceux fragilisés par la crise, des logements accessibles mixtes, une meilleure information et la sécurité.
La Métropole saura-t-elle répondre aux attentes des habitants ? Elle l’assure, reste à voir comment se concrétiseront les idées en actions sur le territoire.
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