Députée et Présidente de la commission de surveillance de la Caisse des dépôts et consignations, Sophie Errante (Renaissance) souhaite poursuivre son engagement politique dans la 10e circonscription en accompagnant « les gens pour mieux fluidifier les questionnements qu’ils rencontrent chaque jour et sur les enjeux de transformation pour le futur. »
Vous êtes candidate à votre réélection quelle est selon-vous la qualité première de votre candidature ?
L’expérience, la connaissance de la responsabilité qui est celle d’être un député de la majorité, et puis de bien connaître mon territoire par un parcours très divers.
C’est votre troisième campagne des législatives, comment l’abordez-vous ?
S’il y a un sujet qui pour moi sera une priorité, c’est de faire partager mon engagement et de mobiliser un électorat à venir voter les 12 et 19 juin. J’ai comparé les participations en 2012 et 2017, et c’est vrai qu’il y a un effritement […] Il y a un vrai enjeu à faire en sorte que les électeurs se mobilisent pour dire ce qu’ils veulent mais surtout qu’ils aient conscience de ce que c’est de voter pour un député. Quand on a voté pour un Président de la République, ensuite voter pour le député qui le représente afin de lui donner une majorité à l’Assemblée Nationale.
Qu’est-ce que vous proposez aux habitants de votre circonscription pour les 5 prochaines années ?
C’est un investissement sur ce que l’on a déja commencé à faire. Je suis dans l’accompagnement de la transformation depuis 10 ans. On est dans un monde qui bouge, se transforme. On a peu ou pas encore de vision sur les métiers d’avenir. Le sujet est vraiment d’accompagner la population dans sa vie, c’est à dire de la naissance à la mort, accompagner les gens pour mieux fluidifier les questionnements qu’ils rencontrent chaque jour et sur les enjeux de transformation pour le futur.
On parle beaucoup de la transition énergétique, du choc climatique, qu’est-ce que ça veut dire concrètement dans la vie des Français, des citoyens que je rencontre chaque jour ? Ce sont des questions sur leur logement, leur alimentation, leur [ihc-hide-content ihc_mb_type= »show » ihc_mb_who= »4,5,6,7″ ihc_mb_template= »1″ ]
mobilité de formation professionnelle, l’accompagnement des jeunes vers des métiers qui aujourd’hui potentiellement n’existent pas ou peu, pour moi c’est fondamental.
Si vous deviez tirer un bilan de votre mandat de ces 5 dernières années lequel serait-ce ?
J’ai un mandat un peu particulier parce que j’ai celui de députée de la majorité et j’ai aussi beaucoup agi au niveau de la transformation dans les territoires avec ma fonction et ma responsabilité à la tête de la Caisse des Dépôts. Mon bilan personnel, c’est justement cet accompagnement dans le quotidien, par le compte personnel de formation, « Mon parcours handicap », la création de services de simplification de la vie des gens, y compris avec France Services.
« J’ai accompagné beaucoup d’associations, d’entreprises, de salariés qui aujourd’hui reconnaissent la rapidité de la réponse »
Cette capacité aussi à écouter, entendre et prendre des décisions rapides. Ce que je retiens, c’est notre capacité à nous adapter aux situations de crise extrême. Et honnêtement, on a eu à vivre des moments très durs y compris sur la période des gilets jaunes. On pouvait très bien comprendre la détresse de certains citoyens, on y a répondu je trouve plutôt rapidement. Certes, ce n’était pas forcément des solutions de long terme, mais en tout cas à moyen et court terme on a su avoir des réponses qui dans les mandats précédents prenaient plus de temps, y compris dans la gestion de la crise Covid.
On peut émettre beaucoup de critiques et évidemment on est loin d’avoir tout réussi et d’avoir été parfaits. J’ai accompagné beaucoup d’associations, d’entreprises, de salariés qui aujourd’hui reconnaissent la rapidité de la réponse. Ce que j’ai apprécié sur ce mandat, et qui ressemble au Président de la République, c’est d’accord on a des situations qui viennent nous fracturer, percuter la vie des gens, comment est-ce qu’on répond à l’urgence sans perdre de temps, et puis comment on ne s’empêche pas non plus de construire des solutions d’avenir.
En 2017, les dix circonscriptions ont été remportées par Larem et le modem, comment espérez-vous justement réitérer l’exploit en 2022 ?
Plus que l’exploit ce qui est vraiment important me semble t-il c’est comment on a conscience que le mandat qui vient est pour vraiment être dans le faire, sachant qu’on va être dans un mandat très difficile avec des enjeux énormes mais en même temps une capacité d’obstruction aussi. Je pense à ce que pourrait être l’Assemblée Nationale de demain. Je crains, j’espère me tromper, qu’il y ait trop d’esprit d’opposition en tout cas d’opposition terrible et des confrontations.
« Ce qui m’inquiète aujourd’hui c’est qu’on a des extrêmes qui ne sont pas du tout dans l’apaisement de la société. Par ce qu’elles vivent du chaos »
Qui viennent obstruer et ralentir les projets ?
Pour certains, l’objectif c’est d’aller à l’encontre du projet présidentiel. C’est quand même ce que porte l’extrême gauche. Alors l’extrême droite est moins virulente en disant qu’elle est là pour faire en sorte que le Président de la République ne puisse pas délivrer son projet mais il y a moins me semble t-il de violence à l’extrême droite. Par contre à l’extrême gauche, il y a vraiment cette volonté de préempter le mandat, de retourner la table, ce qui selon moi est un projet je dirais quand même très perturbant y compris pour certains citoyens effectivement ne se retrouvant pas non plus dans ce besoin de renverser les tables de manière violente.
Même si bien évidemment, on a très bien compris, et je fais partie de ceux qui en ont conscience, qu’effectivement la société doit aussi se transformer de bout en bout en partageant les richesses […] ce qui m’inquiète aujourd’hui c’est qu’on a des extrêmes qui ne sont pas du tout dans l’apaisement de la société, par ce qu’elles en vivent du chaos.
L’alliance NUPES a commencé cette campagne des législatives en vous qualifiant de « députés fantômes »
Ça les arrange. J’ai fait un bilan je le transmets aux citoyens. Il a déja été imprimé et est en cours de distribution mais il ne faut pas faire n’importe quoi parce qu’on a une responsabilité aussi environnementale, on ne va pas distribuer pour distribuer. Il y aura aussi la distribution par voie électronique à ceux qu’ils le souhaitent. Je fais beaucoup d’apéritifs, de cafés ou d’échanges citoyens où je demande à des citoyens d’organiser des moments de convivialité et ça me permet d’ inviter des gens qui ne sont pas convaincus par ma candidature et veulent comprendre.
« tous les citoyens qui ont souhaité me rencontrer, qui ont souhaité échanger avec moi ont pu le faire »
J’ai une circonscription de 33 communes qui a attiré beaucoup de nouveaux arrivants. Tous les citoyens qui ont souhaité me rencontrer, échanger avec moi ont pu le faire […] J’ai eu 3600 rendez-vous. Le sujet ce n’est pas d’aller étaler ce que j’ai fait, c’est surtout de dire que j’ai une méthode, une manière de travailler. Je ne suis pas une communicante du quotidien, je ne poste pas chaque jour sur mes réseaux ce que j’ai fait. Je pense qu’il vaut mieux être là pour travailler, je fais partie des bosseurs et effectivement ça se voit moins et je pense que ceux qui ont pu bénéficier aussi des travaux que j’ai pu mener sont tout à fait conscients de ce que j’ai fait.
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