Le Muséum d’Histoire Naturelle va être repensé et agrandit afin d’accueillir les visiteurs dont le nombre croît d’année en année. Quels sont les aménagements prévus ? Comment les équipes vont-elles s’organiser durant la fermeture ? Réponse avec Philippe Guillet, Directeur du musée.
Actuellement au 12 rue Voltaire à Nantes, le Muséum d’Histoire Naturelle comporte deux bâtiments « On a deux structures différentes d’un point de vue architectural » explique Philippe Guillet, Directeur du musée. Le premier est « un peu disparate » avec des changements de niveau. L’espace trop petit occasionnant des contraintes pour l’accueil du public et les agents. Un projet dans les tuyaux ces dernières années vient d’être voté par le Conseil Métropolitain de Nantes le 23 juin 2023. Il s’agit d’une restructuration et d’une rénovation de l’établissement public pour une enveloppe de 46 M€. A quoi ressemblera-t-il et comment les équipes se préparent-elles ?
Le Muséum fermé pour travaux à partir de 2025
Sa rouverture est prévue à l’horizon 2028. Les travaux débuteront dans le Muséum d’Histoire Naturelle dont la surface passera de 2200 m2 à 3900 m2 avec une meilleure accessibilité. Construit avec des matériaux bio-sourcés, il conservera « l’esthétique XIXe, les galeries à l’ancienne en bois, verre, métal » souligne Philippe Guillet. 7 alcôves seront installées constituant une scénographie contemporaine.
« Il n’y aura pas de [ihc-hide-content ihc_mb_type= »show » ihc_mb_who= »4,5,6,8″ ihc_mb_template= »1″ ]
climatisation sauf dans les espaces d’expositions temporaires où l’on est un peu obligés pour des raisons de protection de collections qui ne nous appartiendraient pas » indique-t-il. Selon le calendrier prévisionnel, un appel d’offre restreint sera lancé à l’automne 2023 puis la conception en 2024-2025, le déménagement du Muséum et les travaux en 2025 jusqu’en 2028.
Une organisation millimétrée
Ces aménagements nécessitent une grande préparation de la part des équipes « Il va falloir fermer le musée, c’est une organisation rigoureuse pour le transfert des collections présentes vers nos réserves ». Une étape facilitée par le déménagement des réserves dans un autre lieu dans les années 2010 « Il y a toute une partie que l’on n’a pas à refaire ».
Combien d’objets sont présentés au public ? Aucun inventaire n’a été réalisé ces dernières années mais ils sont estimés entre 3000 et 4000 « c’est moins de 1 % d’objets présentés dans le musée par rapport à l’ensemble de nos collections » Le déplacement se déroulera sur plusieurs semaines et il faut compte « entre 3 et 6 mois pour réinstaller, la scénographie c’est très précis. »
Pendant la fermeture, le Muséum programmera des expositions temporaires, des animations et spectacles dans les 24 communes de la métropole nantaise.
Sensibiliser aux enjeux environnementaux avec « Habiter la terre »
Un nouveau parcours « Habiter la terre » s’intégrera dans cet espace réaménagé. Les personnes voyageront du début de l’univers à aujourd’hui en passant de salle en salle. Il permettra « d’aborder des sujets comme les crises de la biodiversité. Une modification des alcôves aura lieu au fur et à mesure afin que le musée soit à jour sur les questions scientifiques » affirme le directeur.
Raconter une histoire afin de lier minéralogie, fossiles ou encore zoologie fait également partie du cahier des charges. « Reprendre une narration, on va pouvoir naviguer à travers nos collections, Arrivés à l’anthropocène, on va voir que les changements climatiques se font sur quelques dizaines d’années, c’est amener les visiteurs à comprendre que l’on arrive à un moment charnière sur des enjeux environnementaux. »
De nouvelles collections prendront place dans le Muséum d’Histoire Naturelle qui deviendra le 2e de France. La fréquentation devrait atteindre 300 000 visiteurs. « Faute de place, les insectes, papillons, la botanique ne sont pas présentées dans le musée alors que ce sont des éléments importants de notre biosphère » conclut Philippe Guillet.
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