Nantes : Foulques Chombart de Lauwe « il y a besoin d’oxygène et de nouvelles têtes » 

L’actuel conseiller municipal se donne trois ans pour conquérir le coeur des nantais. Foulques Chombart de Lauwe a pris tout le monde de court, en annonçant sa candidature à la mairie de Nantes en 2026. Une annonce qui n’a pas plu à tout le monde, en premier son groupe politique « Mieux Vivre à Nantes » en premier ayant procédé à son exclusion. Il devra désormais faire « cavalier seul » au prochain conseil municipal. Mais pourquoi cet ancien candidat aux législatives en 2022 à Nantes se lance dans une telle aventure, et quel est son projet municipal ? Entretien avec celui qui veut « battre Johanna Rolland »

Pourquoi avez-vous annoncé votre candidature presque trois ans avant l’échéance municipale ?

Quand j’ai vu que Johanna Rolland avait le culot de se représenter, je suis un peu tombé de ma chaise. J’ai décidé de prendre mes responsabilités et de ne pas la laisser seule sur le terrain. Je me suis levé face à elle et j’ai annoncé ma candidature. L’idée, c’est qu’elle comprenne qu’il y a une opposition solide, que les Nantais comprennent qu’il y a une offre alternative à ce que souhaite proposer Johanna Rolland. C’est elle qui a décidé de partir très tôt, on s’aligne.

Sur l’insécurité : « Quand on passe de 41°C de fièvre à 40°C, on a toujours de la fièvre »

Vous êtes conseiller municipal depuis trois ans, quel bilan tirez-vous de ces premières années au sein de l’opposition ?

D’abord en tant que nantais, j’observe qu’on a atteint la côte d’alerte sur les sujets d’insécurité malgré quelques signaux pouvant être un peu encourageants […] quand on passe de 41°C de fièvre à 40°C, on a toujours de la fièvre. C’est le [ihc-hide-content ihc_mb_type= »show » ihc_mb_who= »4,5,6,8″ ihc_mb_template= »1″ ]

premier sujet dont me parle les nantais quand je me déplace. Ce qui me frappe, c’est la déconnexion de nos débats en Conseil municipal avec la réalité de ce que vivent les nantais. On a demandé à avoir à chaque début de conseil municipal un point sur les chiffres, on ne les a jamais obtenus.

C’est ce que vous lui reprochez à Johanna Rolland ?

C’est le premier point, son inaction sur la sécurité. Le deuxième, c’est que Nantes est à l’arrêt sur les grands projets, elle est devenue le cimetière des projets abandonnés, Yellow Park, l’arbre aux hérons. Le réaménagement de l’aéroport ça fait cinq ans qu’on en parle, même si c’est l’Etat, la ville avait son rôle à jouer afin d’obtenir des compensations suite à l’abandon de Notre-Dame-des-Landes. Un autre reproche, l’écologie pour moi à la nantaise c’est une blague, vous n’avez toujours pas de Bicloo dans tout le quartier nantais, les pistes cyclables restent hyper dangereuses à Nantes. Ils prétendent avoir le monopole de l’écologie, et en réalité on a une ville qui est en retard sur ces sujets, il y a besoin d’oxygène et de nouvelles têtes.

« Mon combat, c’est contre Johanna Rolland »

Vous affirmez sur votre site de campagne vouloir je cite « battre Johanna Rolland » pourquoi vous et pas Laurence Garnier la cheffe de file du groupe « Mieux Vivre à Nantes » ?

Je pense que c’est la troisième fois et celle de trop. Les gens ont besoin d’une équipe avec de nouvelles têtes avec je l’espère le soutien de Laurence qui a fait le choix d’être sénatrice et on a besoin qu’elle défende Nantes au Sénat. Cela fait partie de la vie politique. Mon combat c’est contre Johanna Rolland.

Vous êtes officiellement « exclu » du groupe Mieux Vivre à Nantes, comment comptez-vous faire entendre votre « voix » au sein du conseil municipal ?

Cela ne m’empêche pas du tout de travailler, puisque j’ai autant de liberté de parole, et même peut-être plus d’ailleurs que si j’étais dans un groupe. Je poursuivrai mon combat contre Johanna Rolland avec une liberté de ton, une cohérence je pense dans 95% des cas alignée avec le groupe « Mieux Vivre à Nantes ». Je n’ai pas changé d’idées du jour au lendemain. Aujourd’hui, cela ne m’empêche de travailler de manière je dirais cohérente avec eux, et parfois avec ce que voteront les macronistes.

La sécurité est l’un des piliers de votre programme, mais quel serait les premières actions que vous mettriez en oeuvre si vous étiez élu en 2026 ?

Il y a un temps pour lancer la dynamique et un temps pour le programme, mais les thématiques sur lesquelles je vais me battre, c’est une écologie de solution pour une ville où l’écologie n’est pas gadget. Je me suis toujours présenté comme « écolo de droite » et c’est lié à mon histoire, j’ai beaucoup travaillé sur ces sujets. Redonner à Nantes les moyens de rayonner dans le grand Ouest et d’être sur la carte de l’Europe, c’est la question des infrastructures. Il faut qu’on travaille la connexion par le rail, mais aussi l’aéroport, et l’ensemble des infrastructures des transports, je suis un militant farouche d’un RER métropolitain. Ensuite, les nantais nous interpellent beaucoup sur le logement. Il faut relancer la construction de logements par l’accession à la propriété aussi.

« La sécurité c’est un de mes marqueurs importants »

Sur la question de la sécurité, j’aimerai une approche plus intégrale, je voudrais que l’on parle de la cause notamment la drogue. Il faut qu’on sensibilise beaucoup plus nos jeunes, qu’on accompagne les gens d’un point de vue sanitaire, pour que Nantes puisse se rêver comme une ville sans drogue. On ne dit pas la vérité aux Nantais, s’il y a du trafic c’est que les gens consomment de plus en plus […] la sécurité c’est un de mes marqueurs importants.

Crédit photo : Foulques Chombart de Lauwe

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