René Bergier / Lupo : « Je vois les chansons comme des toiles »

Photo : Lupo, Claire Huteau, au centre René Bergier

Le trio Lupo signe un premier opus Nuits d’ailleurs. Un voyage électro rock en neuf escales métaphoriques. Le groupe jouera ses titres à Nantes le 3 mars prochain.

Nuits d’ailleurs

, un album entre chien et loup, dans lequel intime et poésie se mêlent, offrant des « tableaux sensoriels » comme le dépeint René Bergier du groupe Lupo. Le trio présentera son album lors d’un concert au Ferrailleur.

Une bulle créative en 2020

René Bergier a joué pendant 17 ans avec le groupe La Belle Bleue. Poussé par un nouvel élan créatif, son chemin artistique plutôt acoustique l’a emmené vers l’électronique « J’avais envie de chercher une esthétique un peu plus[ihc-hide-content ihc_mb_type= »show » ihc_mb_who= »4,5,6,8″ ihc_mb_template= »1″ ]

profonde et j’avais l’impression que la musique électronique permettait de faire davantage passer les images » explique le chanteur, auteur et compositeur.

En 2020, il fonde Lupo aux côtés de Nicolas Hild à la batterie et Fabien Tabuteau aux machines et claviers. En pleine pandémie mondiale, ils commencent à travailler sur les titres à distance. René Bergier écrit et ensemble ils composent. « On est partis des textes, je faisais les premiers arrangements très épurés, une ligne de clavier, des accords de guitare ». Après plusieurs allers-retours, ils se sont retrouvés afin d’affiner l’univers musical « chercher des atmosphères qui correspondent bien aux chansons. »

Leurs références ? Bashung, The Doors ou encore Radiohead.

Un carnet de route

« Les thèmes sont très intimes mais j’utilise toujours une forme assez poétique et métaphorique pour parler de sujets personnels » confie René Bergier. Une pudeur donnant naissance à des tableaux sensoriels « Je vois les chansons comme des photos, des toiles. » Ecrire est presque thérapeutique selon lui. Son « carnet de route » est rempli de souvenirs d’enfance et d’inspirations trouvées au fil des jours dans « les humeurs des gens, l’actualité », certaines histoires étant inventées comme une rencontre avec un homme dans un pays imaginaire ou une cavale en Italie. 

Sur l’album « Les Louves » dédiée à sa mère et à toutes les « femmes qui élèvent seules leurs enfants, à leur courage et leur don de soi. » Un titre évoque également la vieillesse et l’attirance pour un certain confort « un peu au détriment de la fougue que l’on avait plus jeune » Un regard dans le rétro et sur le futur notamment lors de son duo avec sa fille « Je me projette sur son avenir, est-ce qu’elle aura l’opportunité comme nous de profiter des grands espaces, d’une forme de liberté ? » s’interroge-t-il.

Lupo est impatient de monter sur scène même si René Bergier souligne que « c’est toujours une petite forme d’angoisse de savoir comment l’album sur lequel [ils travaillent] depuis près de deux ans va être reçu. » Le rendez-vous est donné le 3 mars à 20h30  au Ferrailleur à Nantes.

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