Réunification de la Bretagne : le projet relancé ?

Département de Loire-Atlantique

Alain-Francis Peigné est co-président de l’Association Bretagne Réunie. Il oeuvre aux côtés de partenaires institutionnels et associatifs pour le rattachement de la Loire-Atlantique à la Bretagne. Dans ses bagages, une force, celui de son parcours de juriste et une pétition ayant recueilli 105 000 signatures. Entre espoir et pragmatisme, le projet pourrait être relancé avec une loi, en cours de préparation notamment par le député de la 4ème circonscription du Morbihan Paul Molac, qui ouvrirait une consultation, première étape d’un long parcours du combattant confirme Alain Francis Peigné.

L’Etude d’impact annoncée par le département de la Loire-Atlantique, espoir ou désillusion ?

Le département de la Loire-Atlantique l’a annoncé en ce début d’année, il va plancher sur le rattachement de la Loire-Atlantique à la Bretagne. Dans ses cartons, décrit par Danielle Cornet Vice-Présidente du Département en charge de la jeunesse et citoyenneté, égalité femmes-hommes, éducation populaire et enjeux bretons, une promesse de campagne : celle d’une étude d’impact. Sans pour autant prendre position sur un éventuel rattachement, l’élue nous faisait part des intentions de la collectivité concernant sa réalisation qu’elle souhaite indépendante et transparente.

Alain-Francis Peigné est l’un des trois co-présidents de [ihc-hide-content ihc_mb_type= »show » ihc_mb_who= »4,5,6,8″ ihc_mb_template= »1″ ]

Bretagne Réunie. Il travaille avec l’association à Paris, en Bretagne et en Pays de la Loire et milite en faveur d’une Bretagne à 5 départements. Dans son plan stratégique, Bretagne Réunie qui a récolté 105 000 signatures souhaite une consultation en lien avec le conseil départemental. Et pas question de se réjouir pour Alain-Francis Peigné travaillant pas à pas sur le projet. Il voit cette étude « plus comme une étape que comme une victoire » non pas sans une certaine interrogation car celle-ci n’est pas encore lancée officiellement. Comme nous l’indiquait Danielle Cornet, le département souhaite avoir l’étude entre les mains au dernier trimestre 2023 et est sur le point de lancer le marché. « Lorsque l’on a détachée la Loire inférieure de la Bretagne on n’a pas lancé les études d’impacts non plus, maintenant il y a des scrupules, on veut effectivement voir si ça marchera ou pas » précise Alain Francis Peigné.

« Chacun dans l’histoire se renvoie la balle »

Alors pourquoi le sujet coince ? Entre des sensibilisations auprès des députés, sénateurs, communes, maires, conseillers départementaux, conseillers régionaux, et des actions de terrain notamment la distribution de tracts, Bretagne Réunie ne chôme pas. Plusieurs associations oeuvrent sur tout le territoire aux côtés de Bretagne Réunie. C’est notamment le cas d’A la Bretonne, qui elle se concentre principalement sur la ville de Nantes, ayant obtenu le pavoisement de la Mairie de Nantes avec le drapeau breton notamment. Le co-président de Bretagne Réunie l’admet « chacun dans l’histoire se renvoie la balle ». Selon lui, le rattachement de la Loire-Atlantique à la Bretagne n’est pas dans les tiroirs du gouvernement « nous allons bientôt arriver avec le président Macron à un troisième re-découpage et ce troisième re-découpage territorial consiste maintenant à mettre fin aux très grandes régions. On ne voit toujours pas arriver la Bretagne réunifiée » s’étonne Alain-Francis Peigné.

Une future loi qui pourrait ouvrir à une consultation ?

Le sujet revient actuellement sur les bans de l’Assemblée Nationale. Le co-président de Bretagne Réunie assure que le député de la 4ème circonscription du Morbihan Alain Molac travaille actuellement sur un projet de loi. En quoi consisterait-elle ? une série d’étapes bien définies pour espérer arriver à une réunification nous explique Alain-Francis Peigné. Celle-ci est simple, elle permettrait au gouvernement d’organiser une consultation à la manière de Notre-Dame-des-Landes. Une bonne chose pour Bretagne Réunie avec un « mais » En effet, il reviendrait ensuite au gouvernement la décision finale « l’Etat n’est toujours pas obligé de suivre les résultats de la consultation, on a vu ce que cela donné pour Notre Dame des Landes » prévient-il. La proposition présentée à l’assemblée nationale au mois de juin prochain pourrait être votée au mois de septembre ou octobre. Le texte, s’il est adopté, permettrait à l’Etat d’organiser la consultation en 2024 ou en 2025 « C’est un processus en plusieurs étapes » conclut pragmatique Alain-Francis Peigné.

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