En 2018, l’association Bretagne réunie avait initié une « pétition citoyenne » et récolté plus de 100 000 signatures demandant une consultation populaire pour une Bretagne à 5 départements. Aujourd’hui on fait le point sur le projet de rattachement de la Loire-Atlantique à la Bretagne, avec en ligne de mire un projet de référendum.
Un groupe de travail à la Région Bretagne dans la perspective d’une union administrative
Initié en février 2016, un groupe de travail comportant onze membre et co-présidé par Jean-Michel Le Boulanger 1er Vice-président de la Région à la Culture et Isabelle Le Bal, Conseillère régionale oeuvre afin de réunir la Bretagne historique. En trois années d’existence, celui-ci a procédé à l’audition de plusieurs acteurs tels que Fabrice Roussel Président du Conseil d’administration du Voyage à Nantes ou encore Jean Ollivro Directeur de Produit en Bretagne.
En décembre 2019, celui-ci a émis un rapport ressortant treize préconisations concernant les coopérations entre la Loire-Atlantique et la Bretagne administrative dans la perspective d’une réunification. Parmi elles des représentations cartographiques systématiques à 5 départements, la poursuite du soutien à des structures culturelles en Loire-Atlantique ou encore le développement de la destination Bretagne Océan.
Le département de la Loire-Atlantique et la Région Bretagne favorables à un référendum
Le 17 décembre 2018, les conseillers départementaux de la Loire-Atlantique s’étaient prononcés largement en faveur de l’organisation d’un[ihc-hide-content ihc_mb_type= »show » ihc_mb_who= »4,5,6,7″ ihc_mb_template= »1″ ]
référendum décisionnaire sur les limites administratives de l’Ouest de la France. L’occasion pour Philippe Grosvalet, Président du département de la Loire-Atlantique d’adresser mi-décembre 2018 un courrier au Président de la République afin de lui demander par ces mots la mise en place de cette consultation » Pour qu’elle soit comprise et acceptée, l’expression populaire ne peut pas se traduire par un simple avis consultatif sur un périmètre discutable » avait-il écrit.
Le président de la région Bretagne Loïg Chesnais-Girard a de son côté en février 2020 lors d’un amendement relatif au projet de budget primitif de 2020 demandé la mise à la disposition d’un crédit de 100 000 € jusqu’à l’organisation d’un référendum afin de « marquer encore davantage notre engagement collectif et unanime pour une Bretagne à cinq départements » avait-il souligné.
Pour l’association à la Bretonne « Il faut éviter le trauma de Notre Dame des Landes » dans l’organisation du référendum
Nouvellement créée depuis le 3 juillet dernier, l’association à la Bretonne est elle aussi favorable à l’organisation d’un référendum mais avec des règles bien définies comme l’explique Christophe Prugne Président « Il faut que l’Etat s’engage à appliquer la décision, il faut éviter le trauma de Notre Dame des Landes » Pas question alors de refaire les mêmes erreurs du passé « Cela fait 50 ans que le débat est sur le tapis, il faut trancher par l’expression populaire directe surtout que la démocratie a besoin en ce moment d’un peu de souffle » souligne t-il.
Concrètement selon A la Bretonne, la première étape du référendum est la consultation de la population de la Loire-Atlantique « Si la réponse est oui alors la région Bretagne est ensuite consultée » explique t-il. Ensuite, si la réponse de la région Bretagne est elle aussi positive il faudra envisager une porte de sortie des autres départements des Pays de la Loire.
Quel avenir alors pour La Vendée, la Sarthe et la Mayenne ? Selon Christophe Prugne « La Vendée pourrait devenir un département à la compétence régionale et la Sarthe et la Mayenne pourraient fusionner, le Centre Val de Loire s’était dit intéressé par la Sarthe également » Sur toutes les lèvres, le référendum est donc une étape essentielle dans le projet de la réunification. Malgré tout, il en découle d’un cadre juridique bien précis « Il faut passer par la loi obligatoirement » précise Christophe Prugne « La seule chose à faire est d’écrire directement au Président de la République afin qu’il puisse être mis en oeuvre » a t-il conclu.
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