Samuel Lepetit laisse « une place au rêve » à la Chapelle-sur-Erdre

Au Château de l’Hôpitau à la Chapelle-sur-Erdre, une spirale de cubes surprend les visiteurs aguerris ou néophytes. Cette sculpture créée par Samuel Lepetit donne un autre point de vue sur ce lieu patrimonial situé dans le quartier Gesvrine.

En regardant la sculpture sortie tout droit de l’imagination de Samuel Lepetit, nous ne sommes pas étonnés que l’artiste soit également marionnettiste. Son oeuvre est une spirale de cubes soutenues par des tiges métalliques semblent en mouvement, de quoi rappeler les fils des figurines. Installée au château de l’Hôpitau à la Chapelle-sur-Erdre, elle redéfinit le parc entre lieu historique et art contemporain. Ce projet a vu le jour avec la municipalité. « C’est un travail de longue date avec la mairie de La Chapelle-sur-Erdre, je fais aussi partie de la compagnie La Salamandre bien implantée sur le territoire » explique Samuel Lepetit. Il connaît bien cet espace puisqu’il est aussi le siège de cette compagnie dont il est directeur artistique. 

Photo : Samuel Lepetit, « Microcosme » vue depuis le parc

« Microcosme » comme une porte dans le jardin du château

L’envie de départ ? « Redonner un peu de prestige au château se trouvant au milieu d’un parc » se remémore Samuel Lepetit. Depuis un an, il travaille sur cette oeuvre commandée par la ville et il [ihc-hide-content ihc_mb_type= »show » ihc_mb_who= »4,5,6,8″ ihc_mb_template= »1″ ]

a voulu offrir une nouvelle perspective. Cette première création peut être vue comme « une porte, un passage non fermé et deux montants formés par deux sculptures » décrit-il. Une proposition qui selon lui s’accorde particulièrement bien avec l’histoire des jardins à la française. Les oeuvres sortant des bâtiments pour se révéler en plein air aux promeneurs. 

Sa sculpture s’intitule Microcosme. « Du grec « micros » et de « cosme » peuple, petit peuple étant en relation avec les activités de la compagnie de la Salamandre qui est la création et la construction de spectacles autour de la marionnette » souligne Samuel Lepetit.

Un chêne local comme bois de départ

Tout est parti d’un tronc d’arbre originaire de Gesvrine. « Je travaille le bois et il est très important pour moi de choisir ceux qui ont vécu sur place » précise l’artiste ne faisant « jamais abattre d’arbre ». Il s’agit en fait d’un arbre mort récupéré par le service environnement de la commune. Cette sélection opérée est le fruit d’échanges avec Samuel Lepetit. « Ils savent très bien que si un arbre est à couper et correspond aux essences que je leur ai demandées, ils me préviennent car je serais intéressé plutôt qu’il soit mis en bûche ».

Il donne ainsi une seconde vie à cette essence présente dans cet espace et tente de « lui donner la même prestance qu’il avait dans la nature » indique-t-il.

De planches en bois aux cubes

Le chêne est une essence « solide » mais peut parfois être fragile. Il faut notamment l’entretenir afin qu’il perdure. « Ses spécificités sont sa dureté et son veinage »  mais il « casse facilement ». Plusieurs étapes ont été nécessaires pour obtenir la structure en cubes. La première a consisté à débiter le bois pour en faire des plateaux « j’ai tiré des madriers et je lai ai assemblés et collés ensemble afin de créer les cubes ». Puis il a pensé un système d’insertion de chaque élément.

Des pièces métalliques ont été ajoutées dans le but de renforcer la sculpture. Comme le chêne peut fendre facilement, ces cubes ont été assemblés par collage et non « dans la masse». C’est une composition en bois et métal reposant sur du béton. « La civilisation se construit sur une base solide et monte toujours vers les cieux avec une fragilité que l’on peut rencontrer au fur et à mesure » décrit Samuel Lepetit en écho au nom « microcosme ». Le socle de cette oeuvre d’environ 3,50m est formé par cinq éléments en béton servant d’assise « le spectateur de la sculpture peut s’asseoir en lui tournant le dos ou la regarder et s’asseoir après. »

Au travers de ses différentes formes d’expression artistique, Samuel Lepetit aime « laisser place à l’imaginaire, tenter de créer une place au rêve, aux possibles ». 

Photo : Samuel Lepetit, Microcosme dans le jardin du Château de l’Hôpitau à la Chapelle-sur-Erdre

[/ihc-hide-content]

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur la façon dont les données de vos commentaires sont traitées.

À lire également