Interview. « A l’ouest, les poétesses » est un recueil de poésie contemporaine publié aux éditions ex-maudits. 4 auteures de l’ouest ont participé à ce projet dont Sibylle Orlandi qui habite à Nantes depuis trois ans. Enseignante-chercheuse à l’Université de Nantes, en stylistique dans le département de Lettres Modernes, elle a écrit une correspondance imaginaire constituée de plusieurs lettres et La Terre proche est ferme contenant dix poèmes.
Quel est votre parcours ?
L’écriture m’a toujours accompagnée, c’est une pratique que je maintiens vive depuis très longtemps. J’ai un père italien et une mère française. J’ai appris la langue roumaine, dans ces interstices-là j’allais chercher des possibles. C’est par l’écriture de nouvelles que j’ai commencé à publier quelques textes.
D’où vous est venue l’envie d’être poétesse ?
Je me rappelle avoir toujours été entourée de poèmes. Je ne pourrais pas situer un moment où est née cette envie parce que je me suis construite avec la poésie. Mes parents me lisaient les poèmes d’André Laude quand j’étais enfant, la poésie m’a toujours semblé être une nécessité.
Comment définiriez-vous votre poésie ?
Je crois que je suis la moins bien placée pour le faire (rires) Je cherche à aller vers quelque chose d’organique et pour le reste je laisserai d’autres personnes poser des mots.
Vous faites partie des 4 auteures ayant participé au recueil « A l’ouest, les poétesses », comment est né ce projet ?
Il est né de quatre rencontres qui [ihc-hide-content ihc_mb_type= »show » ihc_mb_who= »4,5,6,7″ ihc_mb_template= »1″ ]
se sont toutes passées dans des lieux et à des moments différents avec Stéphane Cottineau, l’éditeur. Je l’ai rencontré à une scène de poésie ouverte, une scène slam.
Que retenez-vous de vos échanges avec les trois autres auteures ?
Le livre est né avant que nous nous connaissions, nos textes se sont rencontrés sur le papier avant que nos corps et nos voix se rencontrent dans la vie.
Où avez-vous puisé votre inspiration pour écrire la correspondance imaginaire et La Terre proche est ferme ?
On trouve des petites choses d’abord. Ensuite, on creuse, on approfondit, on essaie, on tâtonne. Je ne dirai pas qu’il y a une source d’inspiration claire mais plutôt que c’est une exploration quotidienne, une recherche.
Quel regard portez-vous sur la place de la poésie aujourd’hui ?
J’ai l’impression qu’elle retrouve une place qu’elle avait peut être perdue notamment parce que l’on retrouve beaucoup de textes poétiques dans les librairies, des textes de femmes poètes et que des espaces comme les scènes slam ont une vigueur toute nouvelle. Cette forme de poésie orale, dans la rue, une poésie qui est partagée et vécue, il me semble que ça lui permet de respirer d’un nouveau souffle.
Travaillez-vous actuellement sur d’autres projets ?
Je termine un recueil de textes qui sont cette fois uniquement poétiques.
Sera-t-il disponible prochainement ?
Je l’espère, je vais commencer à chercher à lui donner une vie matérielle.
A l’ouest, les poétesses, Sibylle Orlandi, Marina Damjanovic, Barbara Bigot-Frieden, Théo Judit Meyer, éditions ex-maudits, parution le 15 octobre 2022, 15€
Photo : Sibylle Orlandi
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