Il y a deux semaines, Grandchamp-des-Fontaines devenait le décor de l’épisode « Iel » mini série axée sur le genre. Derrière les caméras, une équipe de quatre étudiantes réalisatrices.
Caméras, perches ou encore lumières ont investi la commune de Grandchamp-des-Fontaines mardi 13 et mercredi 14 mars 2023. A l’origine de cette ébullition ? Quatre réalisatrices de Cinécréatis à Nantes, école formant aux métiers de la réalisation audiovisuelle et cinématographique.
« Iel » un épisode sur le genre
« C’est une mini-série pédagogique destinée aux enfants de 8 à 12 ans pour déconstruire le genre à leur niveau » explique Julie Biston l’une des étudiantes. Ce pilote élaboré avec ses trois complices, Enoline Bellin, Louane Guitton et Charlie Messean est un dossier professionnel qui sera présenté à un jury dans le cadre de leurs études. Il propose aux enfants de se poser « différentes questions à [ihc-hide-content ihc_mb_type= »show » ihc_mb_who= »4,5,6,8″ ihc_mb_template= »1″ ]
propos des vêtements » Elles ont installé leur matériel à Grandchamp-des-Fontaines où réside l’une d’entre elles. Les quatre amies ont constitué une équipe réduite en faisant appel à des étudiants.
Tourner avec des enfants, c’est toujours une sacrée aventure
Un tournage avec des enfants
Dans le quatuor, chaque membre s’est vue confier plusieurs tâches. Julie Biston était directrice de production, il y avait également une directrice artistique, une assistante réalisatrice et une chargée de post-production.
L’histoire de ce court-métrage ? « Emma, 10 ans, passe son après-midi chez Sacha après les cours. Dans la chambre de Sacha, les deux amie(es) essaient des vêtements en se questionnant sur ce qu’iels veulent réellement porter » présente l’équipe. Côté casting, l’un des rôles a été confié au frère de l’étudiante grandchampenoise. « Ce sont des questions qu’elle pose beaucoup à son frère, ça nous a paru naturel de lui faire jouer un des rôles. On a fait un casting pour les autres enfants » indique Julie Biston.
Quelques aléas ont marqué le tournage comme cette anecdote concernant deux enfants. « Chacun avait sa façon de réagir, deux jours avant sur une répétition, on a inversé les rôles. Tourner avec des enfants, c’est toujours une sacrée aventure » confie-t-elle.
« On est pressés de voir le court-métrage »
Diffusion en dehors de l’école
« On est pressés de voir le court-métrage » s’enthousiame Julie Biston, rentrée dans le milieu artistique dès l’âge de 14 ans et s’étant tournée vers la production et la réalisation de films. Une fois montré au jury, elle espère que « Iel » sera accueilli dans divers lieux « Le but, ce n’est pas d’estimer ce projet que dans nos études personnelles mais de le développer » Elle précise que des médiathèques les ont déjà contactées afin de le présenter.
« Je n’ai qu’une envie c’est de voir plus loin et de réaliser des projets qui portent toujours du sens » assure Julie Biston.
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