Candidate aux dernières élections départementales (canton de Nantes 2), Ségolène Amiot salariée d’une société mutualiste sur une plateforme d’appels, souhaite travailler sur des sujets liés à la jeunesse, l’écologie et mettre sur la table le projet de la centrale de Cordemais. Vous briguez un premier mandat de député, quelle est selon-vous la qualité première de votre candidature ?
Déja, je ne suis pas une politicienne, je suis de la société civile, une salariée et une citoyenne engagée puisque je suis syndicaliste et militante associative notamment dans le milieu LGBT, ce qui fait ma force. Je me bats depuis 15 ans pour les droits des uns et des autres, à chaque fois pour le collectif.
Que proposez comme projet pour les habitants de la 3e circonscription ?
Il y en plusieurs liés à notre programme de la NUPES (Nouvelle Union Populaire Ecologique et Sociale). Proposer l’implantation d’un service d’urgences et une maternité à l’hôpital Nord Laennec. 48 classes, élémentaires et primaires, ont fermé dans le département alors que le nombre d’enfants scolarisés augmente et que les élèves sont de plus en plus nombreux dans les classes. On arrête cette suppression et au contraire on augmente les effectifs d’enseignants pour pouvoir réduire le nombre d’élèves par classe et permettre d’étudier dans de bonnes conditions et pour les enseignants de travailler dans des bonnes conditions.
Puis on a deux grands enjeux écologiques et énergétiques avec la Centrale de Cordemais, où il faut qu’on s’attelle réellement à trouver une solution écologique et viable socialement, c’est à dire en conservant une industrie et une production d’énergie mais en sortant du charbon malgré tout. Ça passe effectivement par le soutien du projet Ecocombust.
Qu’est-ce que vous souhaitez pour la centrale de Cordemais ?
Il y a plusieurs projets, je pense notamment au [ihc-hide-content ihc_mb_type= »show » ihc_mb_who= »4,5,6,7″ ihc_mb_template= »1″ ]
stockage de l’énergie sous forme de chaleur, on peut utiliser des matériaux comme la roche volcanique, ou un super déchet dont on ne sait pas quoi faire, l’amiante. On vitrifie cette amiante et on la met dans des cuves totalement hermétiques thermiquement et à l’air aussi. Ça permettrait effectivement d’avoir à l’Ouest un laboratoire, en plus cette solution utiliserait l’infrastructure existante de la Centrale de Cordemais.
Un autre enjeu écologique est le transport. Il faut qu’on remette en place les lignes de transport ferroviaire par exemple et qu’on contraigne des entreprises comme la SCA Ouest à utiliser le ferroutage plus que les camions. La ville de Saint-Etienne-de-Montluc est traversée par des centaines de camions chaque jour, c’est à la fois malsain pour l’environnement mais aussi pour les humains. Les gens n’en peuvent plus, c’est insupportable, et puis c’est un coût économique pour la Ville car ce sont des routes qui sont à refaire très régulièrement et ça nécessite de prévoir des espaces suffisants pour que deux camions puissent se croiser.
L’union NUPES qui été formée pour ces élections législatives est toute récente, comment espérerez-vous convaincre les électeurs tout en mettant vos « divergences » politiques de côté ?
En montrant qu’on a effectivement des divergences, on ne peut pas le nier mais on a quand même 650 points d’accords programmatiques. On est d’accord sur plus de 95% du programme. On vit cet accord localement, nos militants travaillent ensemble et on a mis en place autour de ma candidature avec mon binôme Olivier Magré un système qu’on voudrait pérenne sur les cinq prochaines années. C’est à dire qu’Olivier Magré devienne une courroie de transmission entre l’Assemblée nationale et la 3ème circonscription, qu’il puisse être mes yeux et mes oreilles.
Qu’il ait un rôle important auprès de vous en circonscription ?
Exactement et qu’il puisse continuer à être investi. On a créé un collectif de soutien composé de représentants des différentes maisons qui composent la NUPES, d’associations, des collectifs citoyens et des gens qui s’investissent dans leur vie publique et locale. En montant ce collectif, on souhaite voir perdurer pendant les cinq années un mini parlement local pour qu’ils puissent pousser les sujets qui leurs paraissent urgents, alimenter les réflexions par leur connaissance du terrain et leur expertise.
Comment s’articule votre campagne ?
On a des réunions publiques quasiment toutes les semaines, il y a évidemment des actions de terrain par l’ensemble de nos militants, boitage, tractage, collage, porte-à-porte et puis beaucoup de rencontres avec des associations et des collectifs citoyens.
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