Bénédicte Lacroix, installée dans le vignoble nantais, capture le quotidien des familles en images et sons.
Dans sa sacoche, son appareil photo. En tête, l’envie de saisir au travers de son objectif, des instants du quotidien, sans fioritures. Pas de mise en scène, seulement parents et enfants dans leurs activités habituelles. Ses clichés, Bénédicte Lacroix les accompagne désormais de sons.
Une passion dès l’enfance
C’est à son grand-père « qui filmait tout » que Bénédicte Lacroix pense lorsqu’elle se remémore ses souvenirs d’enfance, en images. Ce ne sont pas ceux de la famille posant devant l’objectif qui la touchaient le plus mais « les vrais moments ». Elle apprécie de revoir une tapisserie vintage en fond ou des vêtements «tachés parce que l’on jouait dehors » confie-t-elle.
Un intérêt présent pendant un voyage scolaire en CE1 « J’avais dessiné dans [ihc-hide-content ihc_mb_type= »show » ihc_mb_who= »4,5,6,8″ ihc_mb_template= »1″ ]
mon cahier toutes les photos que j’avais prévues de faire, j’ai toujours aimé ça » se rappelle-t-elle. Devenue directrice artistique, la naissance de son premier enfant en 2017 lui a offert « le meilleur des sujets » , une joie réitérée en 2019 avec l’arrivée de son second enfant. Durant le confinement lié à la crise sanitaire, appareil en main, elle passe ses journées à photographier. De quoi lui donner envie de se lancer en tant que professionnelle.
Des séances qui laissent place à la spontanéité
Avant de se rendre chez les particuliers la sollicitant, Bénédicte Lacroix leur adresse un questionnaire. « Ce n’est pas vraiment pour préparer la séance mais pour briser la glace » explique-t-elle. Les renseignements recueillis comme les prénoms des enfants lui permettent d’obtenir « des leviers de conversation pour que les gens soient plus facilement à l’aise. »
Elle se laisse porter par les instants vécus « Je suis là pour raconter ce qu’il se passe ». D’une durée d’1h30 à une demi-journée, la séance débute par une discussion. Elle commence à prendre des photos tout en continuant à parler afin de faire « partie du paysage ».
Depuis, le son a été ajouté. Une idée proposée par une maman il y a deux ans « elle souhaitait faire une petite vidéo de la séance, elle avait posé son téléphone. Ses filles se sont disputées puis il y a eu un fou rire et je me suis dit que c’était bien d’avoir le son en plus ». Ensuite, Bénédicte Lacroix a effectué des tests dans les familles. Elle crée désormais un diaporama sonore pour lequel elle extrait des sons qu’elle appose aux images.
Une authenticité procurant des souvenirs emplis d’émotions
Son travail faisant la part belle à l’authenticité révèle « l’extraordinaire », comme elle le souligne, de ces moments en famille. A la découverte, ses clients sont étonnés et émus « Ils me disent qu’ils ne pensaient pas que ça rendrait aussi bien parce qu’ils ont l’impression qu’il ne s’est rien passé pendant la séance. »
Parmi ses anecdotes ? Les enfants l’imitant avec leur petit appareil photo quand elle prend ses clichés, et une famille fin 2020 réalisant des tests PCR « Ils avaient bien compris le principe du reportage photo, ils m’avaient emmenée faire des courses le matin au supermarché et ensuite ils faisaient leurs tests PCR » conclut Bénédicte Lacroix qui se déplace en Pays de la Loire.
Infos complémentaires :
benedicte-lacroix.com
Photo : Bénédicte Lacroix[/ihc-hide-content]
