Agriculture : Des sondes capacitives pour la gestion de l’eau

En 2022, des épisodes de sécheresse ont marqué la Loire-Atlantique. Le Préfet du département a pris divers arrêtés afin de restreindre l’usage de l’eau. Une situation impactant les exploitations agricoles. Pour aider les agriculteurs à adapter la gestion de l’eau, la Chambre d’agriculture des Pays de la loire met en place des sondes capacitives.

La Loire-Atlantique compte 4880 exploitations agricoles. 63 % sont spécialisées en productions animales. Les autres surfaces étant particulièrement des prairies, maraîchages, horticultures et vignes selon les chiffres du recensement 2020 indiqués par la Direction Régionale de l’Alimentation, de l’Agriculture et de la Forêt (DRAAF) des Pays de la Loire en Février 2022. Plusieurs productions nécessitent une irrigation mais des périodes marquées par des fortes températures et la sécheresse entraînent un chamboulement concernant la gestion de l’eau. « Il y a eu des pertes en quantité et en qualité sur certaines productions pendant les périodes de restrictions » explique Sophie Hemont chargée eau et irrigation de la Chambre d’agriculture des Pays de la Loire. Un accompagnement est mis en place afin d’épauler les agriculteurs.

Des sondes capacitives mesurant l’humidité des sols

L’année dernière, la Chambre d’agriculture a installé en Loire-Atlantique des sondes capacitives sur six exploitations situées dans le secteur de Grand Lieu. Un outil permettant de [ihc-hide-content ihc_mb_type= »show » ihc_mb_who= »4,5,6,8″ ihc_mb_template= »1″ ]

connaître « l’évolution du stock d’eau sur environ 60 cm » durant la saison d’irrigation. Ensuite, les données sont lues soit par l’agriculteur via une application ou la Chambre d’agriculture dans le cadre d’une prestation de conseil individuel. 

En 2022, pour les sondes posées du côté de GrandLieu, un conseil collectif a été donné par le bulletin Info GrandLieu de l’établissement public. Pourquoi cette zone géographique ? « En Loire-Atlantique, c’est en maïs grain ou fourrage qu’on les a installées pour l’instant » précise Sophie Hemont. Les capteurs seront renouvelés dans le même secteur après le semi des maïs fin mai début juin. Cette démarche peut être effectuée par les agriculteurs ou en lien avec la Chambre d’agriculture.

L’irrigation en Loire-Atlantique

L’irrigation consiste à apporter de l’eau aux cultures ou pour abreuver les animaux par une collecte des eaux pluviales sur des surfaces imperméabilisées, un pompage, une retenue ou un forage. « Au niveau de la Chambre d’agriculture, on les accompagne notamment sur des réserves qu’ils possèdent déjà ou sur de nouveaux projets de réserves d’irrigation au sens réglementaire » souligne Sophie Hemont.

Un ouvrage d’irrigation est défini par plus de 1000 m3 par an. Des aménagements réglementés et des restrictions peuvent s’appliquer lorsque des arrêtés sont publiés. Dans la région, selon le chiffre indiqué sur le site de la Chambre d’agriculture des Pays de la Loire, l’irrigation représente 1,8 % de la pluie « efficace » c’est-à-dire les précipitations après évapotranspiration.

Les sondes capacitives permettent aux agriculteurs d’adapter leur consommation d’eau même si le dispositif « n’est pas encore très développé en Loire-Atlantique » affirme Sophie Hémont.

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