Des postes d’enseignants sont menacés au sein de l’Unité d’Enseignement de l’établissement médico-social La Grillonnais à Basse-Goulaine. L’emploi de l’enseignante de SESSAD l’est également. L’APF France handicap dit « sa vive opposition à la décision de l’Inspection Académique » et lance une pétition.
« Ces suppressions de poste vont fortement nuire à l’insertion scolaire, sociale et professionnelle des jeunes que nous accompagnons. APF France handicap demande à l’Inspection Académique de revenir sur cette décision qui prive les jeunes de leur droit à l’éducation » réagit l’association. 2 des 5 postes de l’Unité d’Enseignement de l’établissement médico-social La Grillonnais à Basse-Goulaine sont concernés ainsi que le poste de l’enseignante Services d’Education Spéciale et de Soins à Domicile (SESSAD).
Des suppressions qui selon l’association permettraient de financer les Pôles d’Appui à la Scolarité (PAS)
Une manifestation s’est déroulée jeudi 2 avril 2026 devant l’établissement de la Grillonnais qui est géré par APF France Handicap. Il accueille des jeunes de 16 à 25 en situation de handicap moteur « avec ou sans troubles associés ou présentant des troubles cognitifs spécifiques (troubles du neurodéveloppement, troubles dys, traits autistiques » rappelle l’association dans un communiqué.
« Ces jeunes souvent marqués par des parcours scolaires difficiles, bénéficient d’un accompagnement global visant à construire un projet d’insertion sociale et professionnelle adapté. Aujourd’hui, cet équilibre est menacé » déplore-t-elle. Elle pointe le déploiement des Pôles d’Appui à la Scolarité (PAS) pour lequel l’Education Nationale « prévoit la création de 23 pôles en Loire-Atlantique, sans moyens supplémentaires » souligne-t-elle. Afin de financer ce dispositif, des suppressions sont selon elle à l’étude « sous prétexte que nos élèves ont plus de 16 ans, ils sont considérés comme non prioritaires ».
Un accompagnement permettant à certains jeunes de réintégrer des parcours de formation en milieu ordinaire
Un choix que l’APF France Handicap juge « politique et discriminatoire ». Elle lance une pétition « Le droit à la formation ne s’arrête pas à 16 ans pour les jeunes en situation de handicap » afin d’obtenir le maintien de ces postes. L’association souhaite également une « reconnaissance des besoins spécifiques des jeunes de plus de 16 ans en situation de handicap » ainsi qu’une « politique éducative cohérente, qui ne sacrifie pas les plus vulnérables ».
Suite à cet accompagnement dans cet établissement, des jeunes peuvent réintégrer des parcours de formation en milieu ordinaire tel que le lycée. « Retirer des postes pour les affecter ailleurs, au nom de l’inclusion, revient paradoxalement à fragiliser les conditions mêmes qui rendent cette inclusion possible » argue l’APF France Handicap.
Deux instances se réuniront la semaine prochaine
Contactée ce jour par Hello Gazette Nantes, la Direction des Services de l’Education Nationale de la Loire-Atlantique (DSDEN) indique que cette pétition repose « sur des hypothèses de travail » sur la carte scolaire. Elle précise qu’elle est toujours « en préparation » et indique que deux instances vont se réunir en début de semaine prochaine : Le Comité Spécial d’Administration-Spécial Départemental (CSA-SD) pour la carte scolaire premier degré et le Conseil Départemental de l’Education Nationale (CDEN) afin de valider la carte scolaire pour la rentrée 2026.
Photo : APF France Handicap
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