Paralysie cérébrale : Aux Sorinières, des élèves ont marché pour soutenir la recherche

Les élèves de l’école Sainte-Marie aux Sorinières ont marché afin de collecter des fonds pour aider les personnes touchées par la paralysie cérébrale. Une mobilisation réalisée du 14 au 30 septembre 2026.

En enfilant leurs baskets dès la mi-septembre, les élèves de l’école Sainte-Marie ont collecté des dons pour aider la recherche et la prise en charge. Un élan solidaire dans le cadre de STEPtember porté par la Fondation Paralysie Cérébrale.

Une ancienne élève revenue en tant que coach

Betsy Guilbaud a été scolarisée dans cette école de 1998 à 2004. « J’ai encore mon institutrice de CE2 qui y travaille et je connais aussi un autre instituteur » confie-t-elle. Touchée par une paralysie cérébrale impactant ses quatre membres, elle oeuvre au sein de la Fondation où elle est devenue coach STEPtember.

Photo : Betsy Guilbaud, DR

Début 2025, Betsy Guilbaud a d’abord été sollicitée par l’établissement scolaire afin de réaliser des temps de sensibilisation auprès des CM1 et CM2. Ensuite, cette marche solidaire s’est ajoutée et ce pour une deuxième année consécutive. En parallèle, la coach nationale de STEPtember effectue diverses interventions lors de temps forts de l’école tels que le marché de Noël ou le bol de riz.

Transformer ses pas en dons

Du 14 au 30 septembre, les 450 élèves ont via une application vu leurs pas transformés en euros. La ville des Sorinières et le Groupe d’Accessibilité Pour Tous (GAPTAS) ont aussi participé. Marche, course, vélo ou encore natation sont autant de pratiques sportives prises en compte.

« Je suis allée faire les marches collectives, c’était pour leur montrer que j’étais avec eux et pour les remercier » explique Betsy Guilbaud. Durant cette période, elle a également présenté le livre La petite main gauche écrit par la maman d’une enfant atteinte par une paralysie cérébrale. Des rencontres organisées auprès des classes de maternelles, de CE1 et de CE2.

Un regard évoluant selon l’âge

Lors de ses interventions, divers regards se posent sur son handicap. Décrits comme « très spontanés », les enfants de la petite section jusqu’au CE1 n’hésitent pas par exemple à lui demander si la petite souris passe si elle perd une dent. « Ils ne s’arrêtent pas au handicap ». Les collégiens sont quant à eux « plus dans la retenue », leurs questions portent sur le fait de pouvoir être maman, de pouvoir travailler.

« Il y a des jours où je peux marcher, d’autres où je marche moins et des jours où je ne marche pas du tout. C’est fluctuant en fonction de l’hypertonie et de la spasticité » indique Betsy Guilbaud. Lorsqu’elle se rend au bol de riz par exemple, les jeunes peuvent ainsi comprendre comment elle vit avec son handicap. Une manière de faire évoluer les perceptions en renforçant la sensibilisation. 

Le développement du handisport

Parmi ses autres combats, le handisport. Elle a notamment contribué à créer une section handinatation à Orvault en 2023. Elle travaille désormais à la mise en place d’équipes de football paralysie cérébrale avec la Fédération française de handisport. Ce sport retiré des jeux paralympiques reviendra pour ceux de Brisbane en 2032.

Sur l’effet JO 2024 ? Betsy Guilbaud y voit « de la poudre aux yeux ». Après une dynamique constatée l’année des Jeux à Paris, l’ouverture des clubs de sports à l’inclusion reste selon elle compliquée aujourd’hui en raison d’un « manque de subventions et de personnel compétent. Il faut vraiment s’accrocher dans notre société actuelle pour faire tenir un projet handisport. » 

Les fonds collectés durant STEPtember permettront de financer des projets de recherche sur la paralysie cérébrale « qui ne se guérit pas, cela passe par de la rééducation adaptée ». Les dons serviront aussi à travailler sur la détection précoce.

Après ce défi, les personnes souhaitant continuer à soutenir la recherche peuvent réaliser un don sur le site de la Fondation Paralysie Cérébrale.

Photo : Betsy Guilbaud aux côtés d’enfants lors d’une marche en septembre aux Sorinières, DR

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