Actuel conseiller municipal à Nantes, Foulques Chombart de Lauwe est le candidat pour Les Républicains sur la circonscription de Nantes centre (2e). Il a la volonté de « permettre à Nantes de retrouver l’ambition qu’elle a perdue » tout en voulant en faire « une ville qui rayonne »
Vous briguez un premier mandat de député, quelle est selon-vous la qualité première de votre candidature ?
Le courage de voir la réalité de ce qui marche et marche moins bien dans le pays. Et le courage d’aller à la fois sur le terrain auprès des acteurs et surtout porter cette voix auprès du gouvernement, au sein du Parlement, à Bruxelles, être capable d’être ce porte-voix du territoire.
Si vous êtes élu que proposerez-vous comme projet aux habitants de votre circonscription pour les 5 prochaines années ?
J’aimerais vraiment permettre à Nantes de retrouver l’ambition qu’elle a perdue, ce n’est pas juste un sujet nantais, ça dépend beaucoup d’enjeux nationaux, des sujets d’infrastructures. Une ville qui rayonne c’est une ville capable d’accueillir de nouveaux habitants, où l’on peut se déplacer efficacement, donc c’est l’aérien, le port, le ferroviaire avec les lignes de trains qui ne sont pas très efficaces comparé à Bordeaux par exemple. Ces grands dossiers du territoire sur lesquels j’ai l’impression qu’on a un peu abandonné. Et c’est aussi une ville où la culture serait l’oxygène. On a un peu perdu cette étincelle. Je ne dis pas que tout dépend du député, mais je pense que le député a un rôle à jouer pour aller chercher à Paris, à Bruxelles ou dans d’autres collectivités les moyens de ce rayonnement du territoire.
Vous êtes conseiller municipal à Nantes, vous vous présentez sur la circonscription de Nantes 2, vous dites qu’il y a des choses qui manquent, vous le voyez en tant qu’élu local ?
En tant qu’élu local, je vois à la fois des choses qui fonctionnent, des atouts de notre territoire qui [ihc-hide-content ihc_mb_type= »show » ihc_mb_who= »4,5,6,7″ ihc_mb_template= »1″ ]
mériteraient d’être davantage poussés. Je pense à la filière des micro-algues, l’ingénierie océanique, à la santé du futur puis le domaine du numérique. J’ai envie que Nantes soit demain à nouveau sur la carte de l’Europe. Et puis il y a des aspects sur lesquels la ville dysfonctionne clairement, je pense à la sécurité bien évidemment, à la propreté, des sujets qui bien évidemment ne dépendent pas que de la ville mais ne dépendent pas non plus que de l’Etat.
L’insécurité est un sujet fort c’est fondamental selon-vous ?
Oui c’est fondamental, c’est un sujet prioritaire tout simplement parce que c’est le préalable pour d’abord être en paix, pouvoir vivre mieux, se cultiver et éduquer ses enfants. A partir du moment ou ça ne marche pas, que vous craignez pour votre sécurité d’une manière ou d’une autre, le reste dysfonctionne donc c’est une forme de priorité. Ce qui est un petit peu dommage, c’est que Nantes voit son image se dégrader actuellement sur ce sujet alors qu’en fait on est une ville où il fait encore vraiment bon vivre, c’est le moment d’agir mais il faut agir vite.
Concrètement en embauchant plus de policiers, en mettant plus de moyens c’est ce que vous proposez ?
Des effectifs, un grand plan éclairage à Nantes mais aussi la prévention. A Nantes, je regrette, et ça je le porterai au niveau national qu’on ait pas un vrai combat contre la drogue. Je ne parle pas du combat contre les trafiquants, il est mené par la police, je parle du combat contre la consommation de drogue. Il faut qu’on relie les phénomènes. Or objectivement on a des beaux combats à Nantes autour des violences faites aux femmes, autour du sexisme, mais il y a aussi des sujets qui gangrènent notre ville comme la consommation de drogue et vous n’en entendez jamais parler, c’est un combat qui m’est cher.
Nous sommes favorables comme le font certains territoires, mais ça peut être fait au niveau national, à avoir vraiment une logique de réparation
Ce n’est pas qu’une question de moyens, il faut traiter aussi les phénomènes à la source. Donc de l’éducation par exemple sur le sujet de la drogue et puis des moyens pour la justice. Nous sommes favorables comme le font certains territoires, mais ça peut être fait au niveau national, à avoir vraiment une logique de réparation dès la première incivilité, le premier délit. C’est rageant quand vous vous faites agresser et que l’après-midi même vous voyez votre agresseur dans la rue qui est libéré, surtout la justice n’a pas les moyens de traiter le sujet, donc finalement on le relâche, et ça, ça jette les gens vers les extrêmes.
Suite au résultat à la Présidentielle de Valérie Pécresse, comment vous sentez-vous en cette veille d’élection et comment souhaitez-vous conquérir les électeurs ?
J’étais à la fois déçu et en même temps déterminé. Déçu pour ce résultat au niveau national mais l’adversité a plutôt tendance à me renforcer, du coup j’ai décidé d’aller plus sur le terrain et j’ai abordé cette candidature avec une envie, que les gens aient un choix. Je ne crois pas du tout à une vie politique qui se résume à Macron ou les extrêmes. Je ne suis pas pour l’échec d’Emmanuel Macron, on ne peut pas vouloir ça, il est Président de la République maintenant. Je veux que la France aille mieux pendant les cinq ans qui viennent. Pour ça j’ai envie d’être un député qui ne sera pas dans sa majorité mais en revanche qui saura appuyer toutes les réformes importantes dont on a besoin.
Pas dans une opposition sèche ?
Certainement pas systématique. A partir du moment ou Emmanuel Macron fait du droite gauche en permanence, c’est important qu’il ait des interlocuteurs au sein du Parlement qui appartiennent à ses deux familles politiques et que l’on sache l’appuyer en fonction des projets par rapport à un socle de valeurs qui est clair pour les électeurs. On a des priorités qu’on a affichées, la sécurité, la relance de la filière nucléaire mais aussi les savoirs de base pour l’éducation au primaire, renforcer le lire écrire compter pour nos enfants. On a entendu des choses intéressantes chez Emmanuel Macron au premier tour, on n’entend plus grand chose depuis le premier tour. Il a besoin d’avoir je pense pour tenir ces réformes des députés qui annoncent la couleur, défendent ce types de réformes, on va aider Macron à stabiliser la trajectoire du bateau.
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