Législatives : Sarah El Haïry (5e circonscription) est candidate à sa réélection

Sarah El Haïry

Sarah El Haïry est candidate à sa réélection dans la 5e circonscription de Loire-Atlantique sous la bannière Ensemble ! (Majorité Présidentielle) L’ancienne secrétaire d’Etat auprès du Ministère de l’Education nationale, de la jeunesse et des sports, chargée de la jeunesse et de l’Engagement, souhaite renforcer les liens entre les générations et développer la démocratie citoyenne.

Vous briguez un deuxième mandat de député, qu’est-ce qui a motivé le choix de vous représenter ?

D’abord, parce que mon lieu de vie c’est ma circonscription, je vis à la Beaujoire et je suis engagée depuis très jeune. J’ai commencé à l’école en tant que déléguée de classe en CM2, ça fait toujours sourire quand je le rappelle mais c’est vrai. Ensuite, je viens du monde associatif, j’ai créé le Cercle Féminin de Loire-Atlantique il y a plus de dix ans, puis du monde de l’économie sociale et solidaire puisque j’ai rejoint une SCOP (Société coopérative et participative) nantaise, et j’ai eu un engagement syndical à la CFTC.

J’ai toujours considéré qu’il faut prendre sa part, on peut changer les choses si on s’engage. Le plus important, c’est de trouver l’endroit où on se sent le plus utile, où on fait avancer les choses qui nous tiennent à coeur. Je suis extrêmement engagée sur les questions d’égalité des chances, parce que je crois en la force de l’école. Je milite aussi sur les questions environnementales, du bien-être animal, à l’Assemblée, parce qu’on a la confiance des citoyens, on peut faire évoluer la loi et donc faire évoluer notre société. J’ai 33 ans, je n’ai pas envie de regarder les choses sans rien faire.

Lors du précédent mandat, vous avez été nommée Secrétaire d’Etat chargée de la jeunesse et de l’Engagement, quel bilan tirez-vous de ces cinq dernières années en tant que députée puis en tant que secrétaire d’état ?

Je pense que l’engagement politique doit répondre aux problématiques du quotidien et aux enjeux de notre temps. En cinq ans, il n’y a pas une commune sur ma circonscription qui n’a pas bénéficié d’une aide de l’Etat. La suppression de la taxe d’habitation, le zéro reste à charge pour les lunettes et les soins dentaires, le repas à 1 € pour les étudiants pendant la crise COVID, le service civique écologique, le service civique européen, le service national universel, le pass culture qui bénéficie à 1 million de jeunes de 18 ans, ce sont vraiment les enjeux de tous les jours. Concrètement, comment rendre une société plus forte, plus résiliente, plus juste.

J’ai la fierté d’avoir porté la loi El Haïry pour la trésorerie du monde associatif grâce à nos associations sur notre territoire. Je n’oublierai jamais comment cette loi a commencé. Elle a débuté alors que j’étais dans une manifestation, le Salon des collectionneurs à Thouaré. On discutait avec des associations locales, elles m’ont expliqué à quel point c’était difficile de retrouver des présidents, des trésoriers et qu’il fallait les aider. On a fait une loi pour baisser la responsabilité du dirigeant associatif et en même temps donner les moyens de bénéficier de plus d’aides. Pour moi, c’est la politique utile. Je crois qu’un pays qui a un avenir fort, c’est un pays qui regarde sa jeunesse et lui donne des responsabilités, lui fait confiance et lui donne les moyens de s’épanouir. 

Quels sont vos axes prioritaires que vous souhaiteriez mettre en oeuvre dans la 5ème circonscription ?

J’ai envie que ce [ihc-hide-content ihc_mb_type= »show » ihc_mb_who= »4,5,6,7″ ihc_mb_template= »1″ ]

soient cinq ans pour plus de liens sociaux. Si demain, on a un pacte entre les générations, on permettra plus de transmissions d’entreprises, le recrutement de jeunes avec plus de confiance parce que les plus anciens transmettent leur savoir-faire. Ce lien est essentiel dans tous les niveaux de notre vie, de la création de plus de mobilités, de transports en communs et de liaisons douces, parce que ça permet finalement de sortir de chez soi.

Il faut accompagner le statut des aidants. On voit beaucoup de familles qui ont à s’occuper de leurs parents ou de leurs enfants en situation de handicap. Ça ne fonctionne que s’il y a de la solidarité à l’intérieur de la famille et un accompagnement. 

Pour plus de pouvoir d’achat, il faut permettre plus de travail près de chez soi, pour aussi avoir le moins d’impact possible sur la planète, ne pas être dépendant de sa voiture et du coup de l’essence.  

De quelle façon souhaitez-vous renforcer le statut des aidants ?

En prenant en considération plusieurs types d’aidants, en charge par exemple d’un enfant en situation de handicap ou d’un conjoint ou un parent. Je pense qu’il faut plus de solidarités en permettant la transmission d’un certain nombre de congés. Accompagner aussi la rénovation de certaines maisons, on va mettre en place « Ma prime adapt » une prise en charge jusqu’à 70% des coûts de travaux d’adaptation du logement. Et aider les aidants, c’est aussi 2 semaines de répit par an pour ceux ayant dans leur entourage ou dans leur famille des personnes qui sont dépendantes. Ce qui veut dire créer des structures afin de souffler, reprendre de l’énergie, si on est seul c’est difficile.

Par rapport à votre élection en 2017 aborderez-vous votre rôle de député de la même façon ?

Je sors d’une certaine manière grandie de trois ans à l’Assemblée nationale. J’ai fait quinze grands débats sur ma circonscription parce que je pense que c’est extrêmement important de créer une sorte de démocratie citoyenne avec les habitants et les associations. J’ai grandi avec le dialogue social, j’ai représenté la CFTC à Bruxelles dans la Confédération Européenne des Syndicats Jeunes. Je souhaite pendant le quinquennat plus de participation citoyenne au quotidien, parce que les enjeux de notre temps nous demandent,  l’écologie en particulier, la conjugaison de propositions fortes portées par le gouvernement et la majorité à l’assemblée, et l’accompagnement des élus locaux pour permettre que ce soit facile et faisable. Le « Avec vous » c’est plus de co-construction, de dialogue et plus régulier, pas uniquement au moment des crises.

Vous le mettrez en place dans votre circonscription de manière régulière ?

Oui avec plusieurs formes. Je pense que je vais faire un format plutôt pour les associations, les syndicats et les élus. Ensuite, des moments plus directs avec les citoyens en utilisant un peu la technologie comme des cahiers de doléances numériques, des participations à des concertations, à des consultations, mais aussi physiques pour que des habitants de la circonscription ne se retrouvent pas d’une certaine manière exclus de ce débat démocratique, il y a aujourd’hui encore une fracture numérique dans notre pays. Je crois qu’on luttera contre l’abstention, contre cet isolement démocratique que si on a à nouveau au-delà des périodes électorales de la construction régulière, et ça sera pour moi tous les mois dans les salles municipales.

En 2017, l’ensemble des circonscriptions a été remportée par La République en Marche et le Modem, comment espérez-vous convaincre à nouveau les électeurs en 2022 ?

Ma priorité, c’est d’abord de convaincre ceux de la 5ème circonscription de Loire-Atlantique, et de faire le tour évidemment de mes dix-neuf communes. Je fais d’abord du porte-à-porte, c’est traditionnel mais c’est important, parce qu’on voit des gens qui ne viennent pas au marché, et des réunions publiques. Mais aussi, prendre des rendez-vous quand les gens le souhaitent pour parler de sujets plus particuliers et voir les élus locaux, des interlocuteurs du quotidien, qui remontent des problématiques de leur territoire. Et puis quelque chose d’un tout petit nouveau, ce sont des réunions d’appartement dans des quartiers, des mini-réunions publiques où parfois des gens ne viendraient pas parce qu’une réunion publique ça peut paraître très politique et moi j’avais envie de casser un peu cette barrière.

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