Ils sont jardinier, chargé de développement, psychologue… au quotidien les agents du service public mettent leur métier au service des usagers. Au travers de ce dossier, ils nous décrivent avec modestie, mais toujours avec passion, leur parcours professionnel et nous livrent leurs ressentis avec une réelle authenticité.
Sylvain 47 ans est jardinier à la direction Nature et Jardin. Après un diplôme dans le domaine de la pépinière et un second en lien avec l’aménagement des espaces verts, il commence sa carrière dans le privé, puis effectue un service civil à la Mairie d’Avrillé dans le Maine-et-Loire. Une mutation plus tard, il pose ses valises à Nantes. Quand on lui demande pourquoi il a choisi ce métier, sa réponse sonne comme une évidence « j’aime le travail en extérieur, puis j’aime beaucoup la nature » explique t-il avec
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une notion de service public pour le jardinier nantais comme la création d’espaces afin d’en faire « des espaces agréables à vivre »
« Dans notre équipe notre agent de maîtrise nous laisse beaucoup de latitude »
Dans son quotidien de jardinier, les journées sont millimétrées. Tout commence tôt le matin, à 8 heures l’hiver et 7 heures l’été par un débriefing avec son responsable pour y discuter des missions de la journée, puis par la préparation du matériel en conséquence. « 80% de notre temps à peu près cela va être des chantiers de désherbage, d’entretien » précise Sylvain. Avec une place toutefois pour la créativité concernant le choix des fleurs, des végétaux qui vont venir orner les espaces verts. « C’est l’agent de maîtrise qui va être assez partie prenante » concède-t-il même si « dans notre équipe, notre agent de maîtrise nous laisse beaucoup de latitude ». Il ne s’intéresse pas qu’aux tendances florales dans les jardins nantais. « Ce qui va compter ça va être les contraintes d’exposition, de sol, d’espace » indique t-il, même si l’affect peut jouer aussi son rôle « c’est aussi beaucoup de questions de goût personnel ».
Un métier soumis à la transition écologique
Désherbage, plantations, le métier de jardinier est en perpétuel mouvement donc, soumis depuis quelques années maintenant au respect de l’environnement et à la transition écologique. « On essaie d’avoir des alternatives au désherbage » nous confie Sylvain précisant qu’il n’utilise plus au sein de sa direction de désherbant. « On a essayé certaines méthodes alternatives […] comme le désherbage à la vapeur, avec des brûleurs » mais sans véritable succès « au final ce n’est pas le plus efficace, on fait surtout du désherbage manuel ». Des techniques de paillage sont utilisées permettant d’éviter notamment « le dessèchement des massifs ». Malgré tout le soin apporté par les équipes des jardiniers aux parcs, jardins, mais également les cimetières, Sylvain remarque beaucoup d’incivilités « il y a des dégradations, du vandalisme ou des vols et beaucoup de déchets » déplore-t-il. Avec une anecdote à la clé, les passants demandant souvent des astuces jardinage « c’est plaisant de pouvoir apporter des conseils » conclut Sylvain.
Crédit photo : Ville de Nantes
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