Avec Lire et Faire lire, les bénévoles donnent chaque semaine le goût de la lecture aux enfants. L’association souhaite élargir son réseau avec des nouvelles personnes prêtes à raconter des histoires à voix haute.
Lire et Faire lire, programme national créé en 1999, est déployé en France par la Ligue de l’Enseignement et L’Union Nationale des Associations Familiales. En Loire-Atlantique, l’UNAF 44 lance un appel pour trouver de nouveaux bénévoles de plus de 50 ans afin de lutter contre l’illetrisme et transmettre le plaisir de la lecture.
« Beaucoup aiment faire la lecture à leurs petits-enfants mais gérer un groupe d’enfants, c’est très différent »
Se former à animer une séance
Quand ouvrir un livre est une évasion, donner l’opportunité aux enfants d’écouter des histoires se révèle également une belle aventure littéraire « C’est une activité très dynamisante, les enfants sont spontanés, j’ai toujours lu des livres aux enfants et petits-enfants d’amis, c’est intéressant de voir comment ils réagissent » confie Sylvie Chédemail, retraitée et bénévole depuis 2012.
L’association propose un accompagnement avant de se retrouver devant un groupe d’enfants. Des formations sont organisées sur une ou plusieurs demi-journées. Les participants y apprennent à préparer une séance de lecture, à lire à voix haute et découvre la littérature jeunesse. Des formations complémentaires sont aussi accessibles avec les coordinations départementales de Lire et Faire Lire.
« Beaucoup aiment faire la lecture à leurs petits-enfants mais gérer un groupe d’enfants c’est très différent car ils ne vous connaissent pas » explique Sylvie Chédemail « La lecture à voix haute permet de [ihc-hide-content ihc_mb_type= »show » ihc_mb_who= »4,5,6,8″ ihc_mb_template= »1″ ]
changer le ton selon les personnes et c’est donc très vivant. » ajoute-t-elle.
Une intervention par semaine
En moyenne, chaque bénévole réalise cette mission une fois par semaine auprès d’enfants âgés de moins de 12 ans. Plusieurs établissements accueillent cette animation comme des écoles, des centres de loisirs, des crèches ou des bibliothèques. Des temps adaptés à l’âge des enfants, trente minutes en CP et jusqu’à une heure avec les plus grands. « On a un groupe par semaine, la classe est divisée en quatre groupes, il faut un mois pour que tous les enfants aient eu connaissance du même livre ».
Concernant le choix des ouvrages, les bénévoles ont la possibilité d’en emprunter dans les médiathèques de la métropole et parfois ils doivent être sélectionnés dans la bibliothèque de l’école. « Je choisis des textes bien écrits, des illustrations intéressantes » précise Sylvie Chédemail intervenant dans une école à Rezé. Elle préfère des albums lorsqu’ils sont destinés aux CP.
« Je les vois grandir et améliorer leur raisonnement, dire pourquoi le livre leur a plus ou pourquoi l’histoire ne leur a pas plu. »
Entre loisir et pédagogie
« Je montre aussi les illustrations aux enfants parce que ça fait avancer l’histoire ». En cas de mots compliqués, Sylvie Chédemail n’hésite pas à expliquer « J’étais enseignante, je fais de la pédagogie qui s’adapte aux différents âges des enfants. »
Des séances rythmées par des questions posées soit pas l’intervenante ou par les élèves. Leurs réactions s’avérent parfois cocasses « s’il y a un chien ou un chat, ils vont m’interrompre pour me dire qu’ils ont un chien, qu’ils connaissent le chien des voisins, des grands-parents ou encore si une maman fait des confitures, le groupe de six va m’indiquer toutes les confitures concoctées par les mamans, amis. » Une façon de connecter l’histoire et leur vécu afin qu’ils comprennent le récit, apprennent à raisonner et à ne pas couper la parole quand ils discutent ensemble.
Elle constate que les enfants timides prennent plus la parole qu’en classe « du moins au début de l’année ». Présente de la Toussaint à fin juin, elle apprécie de les voir évoluer « Je les vois grandir et améliorer leur raisonnement, dire pourquoi le livre leur a plus ou pourquoi l’histoire ne leur a pas plu. »
Et pour celles et ceux qui voudraient s’atteler à cette tâche, les inscriptions sont à effectuer sur lireetfairelire.org « Il faut se lancer, les personnes ont les formations nécessaires pour se débrouiller » encourage Sylvie Chédemail.
[/ihc-hide-content]
