Fibre optique : Où en est le déploiement avec Orange dans l’agglomération nantaise ?

Fibre optique : Orange fait le point sur le déploiement dans l'agglomération nantaise - Nantes

En février dernier, six maires de communes de l’agglomération nantaise soulignaient dans un communiqué commun les lenteurs dans le déploiement de la fibre optique. Contacté par nos soins, Orange avait fait un premier point d’étape en expliquant que le déploiement de la fibre est « en ligne par rapport [au] programme ». En cette fin d’année 2021, le calendrier est t-il tenu ? Réponse avec Robert Mitu Délégué régional Pays de la Loire Orange.

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En Février dernier, vous indiquiez que le déploiement de la fibre est « en ligne par rapport au programme » avec un objectif de 50 000 habitations raccordées en 2021, l’objectif est t-il atteint ?

Il faut distinguer deux zones : il faut distinguer la zone de Nantes ce que l’on appelle chez nous les zones très denses pour lequel en fait il y a une concurrence par les [ihc-hide-content ihc_mb_type= »show » ihc_mb_who= »4,5,6,7″ ihc_mb_template= »1″ ]

infrastructures, c’est à dire que tout opérateur a la possibilité de déployer un réseau fibre sur Nantes ville. Et puis, il y a l’autre partie qui est […] le reste des communes limitrophes à Nantes, et qui constitue Nantes métropole pour lequel il y a aujourd’hui deux opérateurs qui déploient la fibre.  Sur Nantes ville […] Orange est très largement l’opérateur qui déploie la fibre pour les nantais. Nous avons au début de ce mois-ci au premier novembre 171 500 logements qui sont aujourd’hui raccordables éligibles à la fibre. Et sur la partie périphérique, les 9 communes pour lesquelles Orange déploie les infrastructures nous sommes à 69 600. Par rapport aux 50 000 que vous citiez tout à l’heure vous voyez que l’on a dépassé. On a un peu plus de 241 000 aujourd’hui logements qui sont rendus éligibles à la fibre grâce aux travaux que mènent Orange avec évidemment ses partenaires industriels.

« Orange en tant qu’opérateur d’infrastructures a pris des engagements vis à vis de l’Etat, vis à vis du règlementaire »

Les 9 communes que vous gérez ce sont des communes qui sont exclusivement raccordables avec Orange ou qui sont en concurrence avec d’autres opérateurs ?

En fait c’est une répartition du terrain de jeu qui a été fait il y a quelques années ça date des années 2013, Orange s’est positionné sur 9 communes : Basse-Goulaine, Carquefou, La Chapelle-sur-Erdre, Mauves-sur-Loire, Orvault, Sainte-Luce-sur-Loire, Saint-Sébastien-sur-Loire, Thouaré-sur-Loire et Vertou. Lorsque l’on dit que l’on rend raccordable ou éligible à la fibre, c’est un point important à souligner, c’est à dire qu’Orange déploie dans les infrastructures techniques, ça rend éligible le logement. C’est à dire que pour la personne qui habite le logement qui est déclaré éligible, il a la possibilité de contacter tout opérateur commercial qui propose une offre fibre sur la zone en question.

« C’est bien Orange qui déploie le réseau fibre et qui a réussi au 1er novembre 2021 à rendre éligible plus de 241 000 logements sur Nantes et les 9 agglomérations »

Et donc c’est très important d’un point de vue réglementaire de dire que les réseaux que nous construisons sont ouverts vraiment à la concurrence. On décorrèle bien la partie opérateur de déploiement d’infrastructures techniques et puis l’opérateur commercial. C’est bien Orange qui déploie le réseau fibre et qui a réussi au 1er novembre 2021 à rendre éligible plus de 241 000 logements sur Nantes et les 9 communes de l’agglomérations.

Certains Maires ont fait état d’un déséquilibre dans les raccordements entre le Sud-Loire et le Nord-Loire, c’est le cas notamment à la Chapelle sur Erdre, quelles solutions avez-vous pu trouver ?

Oui. Le dialogue avec les élus on l’a eu et on l’a toujours et il essentiel d’avoir ce dialogue avec les élus, pour pouvoir […] les informer sur l’état d’avancement du déploiement.  Par contre, c’est vrai qu’il y avait un déséquilibre entre certaines communes Saint-Sébastien-sur-Loire et Vertou par rapport à d’autres communes sur lesquelles nous avions un peu plus déployé comme Carquefou par exemple. Nous avons bien sûr pris en compte cet état et nous sommes attachés avec nos partenaires industriels, il y en a deux qui travaillent sur Nantes métropole, à prioriser leurs ressources sur ces zones là. Est-ce qu’on a complètement réussi à basculer ? Je vous dirai non. Mais néanmoins on a vu de façon significative une évolution sur ces communes là. J’ai bien compris cette problématique et puis même vis-à-vis de Nantes métropole, à ce qu’il y ait un déploiement le plus homogène possible. C’est un message que l’on a bien intégré avec nos partenaires industriels et qui se déroule et toujours en bonne communication en échange avec les élus.

Et ça se déroule dans le calendrier qui a été fixé au départ ?

Orange en tant qu’opérateur d’infrastructures a pris des engagements vis-à-vis de l’Etat, vis-à-vis du règlementaire. On a signé une convention avec la ville avec Nantes métropole particulièrement sur la zone Amii (Appel à Manifestation d’Intention d’Investissement, ndlr). Cette convention était basée sur le démarrage du réseau, c’était en 2013-2014, sur un volume de logements qui étaient identifiés en 2014. Et en 2014, il y avait dans la base Insee 65089 logements. Lorsque l’on dit aujourd’hui qu’Orange n’a pas terminé son déploiement et est en retard par rapport à ses engagements, le problème c’est qu’en 2014 nous nous étions engagés à finir le déploiement en 2022 pour cette base Insee de 65000.

Aujourd’hui, nous avons rendu raccordables 69600 (logements ndlr). Après, soyons honnêtes aussi, aujourd’hui il y a eu une explosion des logements sur Nantes et Nantes métropole. Le dynamisme de Nantes métropole est bien connu on ne peut que s’en féliciter. Moi c’est ce que j’ai dit aux élus de Nantes métropole, évidemment on va continuer à déployer. C’est pas parce qu’on a dépassé notre objectif qui était initialement prévu dans la convention sur la base d’Insee 2014 qu’on va s’arrêter de déployer bien évidemment, parce qu’aujourd’hui nous avons identifié encore des logements qui ne sont pas raccordables. Je vous donne un pourcentage qui est tout à fait significatif cela représente aujourd’hui par rapport à l’ensemble des logements sur Nantes et les 9 communes périphériques, 4 logements sur 5 qui sont aujourd’hui raccordés. On est à 80%. Mais néanmoins compte tenu qu’il y a de nouveaux logements qui se sont créés, évidemment on les a intégrés dans notre programme de déploiement de la fibre, évidemment on va les raccorder et il nous reste encore 20% à réaliser.

Que vous allez réaliser en 2022 ?

Que l’on va réaliser en grande partie en 2022. J’ai toujours la question « Quand est-ce que vous terminer le logement ? » J’ai l’habitude de dire : en fait on le termine jamais. C’est pas une pirouette, c’est qu’en fait les logements vont continuer à se créer évidemment. Et au fil de l’eau évidemment Orange en tant qu’opérateur de déploiement des infrastructures fibre apportera la fibre à ces nouveaux logements. L’année 2021 a été une grosse année, l’année 2022 sera aussi une année importante, et qu’à la fin de l’année 2022 on basculera dans une notion de déploiement que l’on qualifie chez nous « d’industriel » qui est plus au fil de l’eau.

Vous avez fait état de certaines problématiques comme à Vertou où une proportion de raccordements doit se réaliser en aérien, le calendrier arrive t-il à être tenu ?

C’est vrai que pour déployer un réseau fibre, on part de zéro donc on créé une infrastructure totale jusqu’au pied du logement. Et donc il faut faire passer les câbles. Il y a deux façons de faire passer les câbles, soit on les fait passer dans nos gaines souterraines. Lorsqu’il y a de la place tout va bien, et c’est quelque chose qui est plus facilement maitrisable en terme de délai et en terme de process. La deuxième partie c’est lorsqu’il n’y a pas de gaines souterraines et s’appuyer sur les infrastructures aériennes existantes. On a déja des poteaux téléphoniques. Donc on rajoute le câble fibre qui contient la fibre sur ces infrastructures là.

« Nous avons identifié aujourd’hui des zones qui sont majoritairement à déploiement aérien. Vertou en est une. Il y a un peu plus d’aérien sur Vertou et ça s’étudie au cas par cas »

Là ou ça se complique, c’est que parfois ces infrastructures existantes soit téléphoniques soit électriques ne peuvent pas supporter une charge complémentaire. Et là on est obligés soit de les renforcer, soit de rajouter des poteaux. C’est vraiment en dernier recours qu’on rajoute des poteaux. Je le dis, puisque évidemment c’est compliqué aujourd’hui et je comprends à faire passer auprès de la population de voir arriver un poteau près de son portail ou de son grillage, près de son pavillon. Et quand on est obligés de le faire c’est vrai que là on passe dans un processus de demandes d’autorisations qui sont souvent un peu plus longues […] c’est un peu plus complexe et ça ralentit le délai. Nous avons identifié aujourd’hui des zones qui sont majoritairement à déploiement aérien. Vertou en est une. Il y a un peu plus d’aérien sur Vertou et ça s’étudie au cas par cas. Il y a des artères où tout se passe bien on a pas besoin de renforcer les infrastructures et planter de nouveaux poteaux et il y a d’autres zones où c’est un peu plus complexe et donc ça prend forcément un peu plus de temps.

A Vertou, le déploiement se fait plus lentement ou vous arrivez quand même à maintenir vos raccordements ?

Si on fait un zoom sur Vertou. Les choses avancent quand même. Aujourd’hui on a un peu plus de 9000 logements raccordables sur Vertou. Ça représente par rapport à notre base technique à peu près 64%. C’est presque 2 logements sur 3 qui sont raccordés sur Vertou. On étudie aussi bien sûr avec le Maire de Vertou, il est très sollicité par ses administrés. On a renforcé  les équipes et on fait en sorte que ce déploiement de l’aérien qui est plus complexe on le mène quand même.

Crédit photo : Orange. Robert Mitu à droite.

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