Nantes : Donner « accès à nos métiers de l’artisanat » pour Frédéric Brangeon président de la CMA

Susciter des vocations, favoriser le recrutement dans les métiers de l’artisanat, voici les motivations principales de la Chambre des Métiers et de l’Artisanat de la Loire-Atlantique organisant des rencontres collégiens/artisans. En partenariat avec le département de la Loire-Atlantique, une cartographique est désormais disponible. Rencontre avec Frédéric Brangeon, Président de la CMA de la Loire-Atlantique, qui nous explique plus en détail le dispositif. 

Pour quelles raisons avez-vous décidé d’organiser ces rencontres collégiens-artisans?

Ce sont des rencontres que l’on a toujours proposées. Aujourd’hui, l’idée c’est de plus formaliser et de donner aux collégiens l’accès à nos métiers de l’artisanat et de proximité. Ils ont tous un artisan de proximité et n’osent peut-être pas frapper à leur porte.

Depuis combien de temps ce dispositif est-il en place ? 

Depuis le début de l’année. On est vraiment en train de le sécuriser et de le rendre professionnel, avec une cartographie et ce côté facile aussi pour les parents de trouver les entreprises artisanales accueillantes de leur secteur.

Ces rencontres artisan-collégien sont aussi une manière de faire découvrir des professions qui peuvent peut-être pour certains avoir des difficultés de recrutement ?

Oui, ce sont nos futurs apprentis. Il [ihc-hide-content ihc_mb_type= »show » ihc_mb_who= »4,5,6,8″ ihc_mb_template= »1″ ]

y avait des initiatives en place entre artisans et directement clients, parents et d’élèves de collège. Et là, c’est la Chambre des métiers. On accompagne parce que tout le monde n’a pas cette chance d’avoir des réseaux. Dans les métiers de l’artisanat, il y a beaucoup de métiers de gestes. Après, on a plusieurs possibilités. La première, il est possible d’aller à la rencontre d’un artisan sur son lieu de travail accompagné d’un adulte. Deuxième possibilité, un enseignant intéressé afin de faire visiter l’entreprise à une classe. Je vais vous donner l’exemple d’une boulangerie, on peut venir visiter le mercredi matin, en groupes de 2, 6 ou 8 personnes. On organise ce planning facilitant l’accueil en bonnes conditions et de sécurité.

Comment avez-vous sélectionné les artisans participant à ces rencontres? Ont-il suivi une formation particulière?

Non, souvent ces entreprises sont habituées à accueillir des apprentis. Ils sont maîtres d’apprentissage et sont habitués à parler de leur métier.

Vous avez demandé à ces entreprises accueillant des apprentis de participer à ce processus avec un échange de visibilité ?

Oui, c’est ça. Ils sont identifiés sur notre cartographie. C’est intéressant pour eux également parce qu’ils peuvent valoriser leur façon de travailler, leur qualité de vie au travail, l’évolution parce qu’on a beaucoup de métiers de l’artisanat qui ont évolué. Et souvent, les parents, les élèves, croient concernant par exemple le métier de boulanger qu’on commence de bonne heure. Mais non, maintenant on commence à 6 h, 35h par semaine, on a des laboratoires climatisés, entretenus, on fait attention aussi à l’eau, à l’énergie et l’accueil.

Si on veut aller plus loin par rapport à ces rencontres d’entreprise, quelle est la dynamique concernant les places en formation? Des formations sont-elles plus plébiscitées aujourd’hui qu’elles ne l’étaient avant et inversement, est-ce qu’il y en a qui ont moins de débouchés que d’autres ? Et vous, comment vous vous adaptez ?

On a deux centres de formation sur la Loire Atlantique, un à Saint-Luce sur Loire et un à Saint-Nazaire, dédiés à la mobilité, la mécanique, carrosserie dans l’automobile, les métiers d’art, la boulangerie, pâtisserie, chocolaterie, poissonnerie, charcuterie, restauration et le service en salle. Depuis 5-6 ans c’est un peu compliqué côté mobilité mécanique, on avait un peu du mal avec nos développeurs de l’apprentissage pour aller chercher des potentiels apprenants. Et là, cette année, depuis 2 ou 3 ans, ce secteur est en pleine croissance. On remplit à chaque fois et même on ouvre d’autres classes. Le secteur alimentaire, la charcuterie, la restauration, avec cette période Covid, même la boulangerie, on est un peu à la peine. Les coiffeurs ont beaucoup de mal à recruter. Il faut toujours être en alerte et ne pas rester sur nos acquis.

Ce qui nécessite de s’adapter constamment ?

En pâtisserie on a bien rempli, des forums sont programmés dans les galeries marchandes et des salons, avec nos partenaires comme Pôle emploi.

Est-ce que vous avez pu quantifier jusqu’à présent combien d’élèves ont pu aller en entreprise, faire des visites ?

Non pas encore. Jusqu’à la fin de l’année 2023, on a plus de 150 artisans ayant répondu à être volontaires pour accueillir et rencontrer ces collégiens.

Et combien ont ensuite entamé une formation à la chambre des métiers en apprentissage?

C’est la première fois qu’on va quantifier, des stagiaires de troisième ont toujours été accueillis, plus de 80% de ceux qui font un stage trouvent une place d’apprenti. Pendant les vacances scolaires, souvent les collèges ne font pas de convention, mais nous, on peut leur faire une convention.

Ils peuvent se présenter à vous et dire « je veux tester tel métier et vous, vous leur trouvez derrière un stage. » ?

Pour chaque vacances, ils peuvent faire une semaine de stage comme ça, il n’y a pas de souci.

Crédit photo : Chambre des métiers et de l’artisanat Loire-Atlantique

[/ihc-hide-content]

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur la façon dont les données de vos commentaires sont traitées.

À lire également