Politique : Le Debrief du conseil départemental 

C’était l’un des évènements politiques de cette fin du mois de juin. Les conseillers départementaux de la Loire-Atlantique se sont réunis en assemblée les 27 et 28 juin derniers. Vote du revenu jeune, schéma départemental des collèges ou encore droit d’interpellation citoyenne, autant de sujets qui ont animé les débats au sein de l’hémicycle. Quelles ont été les décisions prises ? Les positions des groupes politiques ? L’occasion de retrouver notre debrief « à froid » ainsi que notre infographie complète sur le revenu jeune.

Le revenu jeune « Une unanimité presque inattendue au conseil départemental » pour David Martineau président du groupe de la majorité « Loire-Atlantique à gauche »

S’il existe bien un sujet qui a provoqué des remous pendant la campagne des élections départementales en 2021, c’est bien le revenu jeune. D’un côté, les candidats de gauche arguant – en cas d’élection – la création d’un revenu de base à destination des jeunes sans ressources suffisantes pour vivre. De l’autre, les candidats de la droite et du centre de Démocratie 44 réfutant une telle idée. Deux blocs politiques irréconciliables ? Plus vraiment. Le 27 juin dernier, tout bascule et le revenu jeune est voté à l’unanimité, par la majorité départementale de gauche, mais aussi par le groupe Démocratie 44 mené par Laurent Turquois. Comment en est t-on arrivé là ? par [ihc-hide-content ihc_mb_type= »show » ihc_mb_who= »4,5,6,7″ ihc_mb_template= »1″ ]

le dépôt d’un amendement du groupe Démocratie 44, instaurant un accompagnement des jeunes bénéficiaires qui a fait basculer le vote. Le groupe a opéré un changement de cap comme nous l’explique Laurent Turquois, Maire de Saint-Sébastien-sur-Loire, conseiller départemental du canton de Saint-Sébastien-sur-Loire « ces jeunes dont on parle sont très éloignés des dispositifs et s’il s’avère que c’est juste pour leur donner de l’argent […] jamais ils ne sortiront de la situation de précarité, d’où notre proposition d’amendement dans laquelle on a souhaité que les modalités d’accompagnement dès le premier mois soient précisées, spécifiées»

Notre infographie sur le Revenu Jeune

Du côté de la majorité, David Martineau, conseiller départemental de Nantes 2, et président du groupe Loire-Atlantique à gauche s’est félicité de cette décision « un engagement de campagne très important qui avait d’ailleurs fait un peu polémique pendant la campagne, puisque l’opposition disait qu’elle n’était pas favorable à ce type de mesure, nous parlant d’assistanat alors que ce n’est pas du tout le cas » insiste-t-il. Le revenu jeune fera l’objet d’une expérimentation avec une évaluation finale en 2025 et la création d’un comité d’expérimentation où la minorité aura sa place assure David Martineau « On a aussi au-delà de l’amendement proposé à Démocratie 44 qu’un élu de la minorité siège dans le comité d’expérimentation » souligne-t-il.

Le droit d’interpellation citoyenne à partir de 16 ans

Annonce de campagne de Michel Ménard (lire notre article), le droit d’interpellation citoyenne s’est également invité au sein de l’hémicycle. L’objectif ? Si 20 000 citoyens de 10 cantons différents signent une pétition, le conseil départemental s’engagera à le soumettre au débat ou au vote dans un délai de six mois. Du côté de Démocratie 44, c’est l’âge à partir duquel ce droit a été conféré aux habitants qui a posé question. Laurent Turquois souhaitant l’ouvrir aux collégiens « On pensait à juste titre qu’étendre dès l’âge de rentrée au collège avait du sens puisque le collège fait partie des prérogatives de gestion du conseil départemental. On le constate de façon objective, les jeunes de 18 à 35 ans ne sont pas allés voter aux présidentielles et aux législatives »

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La réponse de la majorité ? le droit d’interpellation citoyenne le restera à partir de 16 ans, comme l’affirme David Martineau « L’amendement proposé par démocratie 44 a été rejeté. Il y avait une double difficulté, juridique parce que la majorité numérique ne s’exerce qu’à partir de 15 ans, donc elle ne couvre pas les âges de collège.» argue-t-il et de noter une seconde difficulté qualifiée de « plus politique »

« On considère que c’est assez délicat pour un jeune de pouvoir s’exprimer librement au moment du collège […] lieu dans lequel on déploie énormément d’actions et de politiques pour les accompagner dans leur entrée dans la vie civique […] Cette interpellation devait s’ouvrir à 16 ans où commence un certain nombre de droits pour les jeunes » ajoute David Martineau.

Le collège de Pornic et de Chaumes-En-Retz source de « déceptions et de colère » selon Démocratie 44

La question du collège Jean Mounès s’est invitée dans les prises du paroles du groupe Démocratie 44, et notamment de Christiane Van Goethem conseillère départementale du canton de Pornic. En effet, l’élue précise que le département actualisait le schéma des collèges de 2019-2029, avec la construction du collège de Chaumes-En-Retz en 2024, et la reconstruction/relocalisation du collège de Jean Mounès à Pornic sur la période 2024-2029. Elle a souhaité « dire sa déception, voire ma colère aussi forte que celle des acteurs locaux concernés » à la suite selon elle d’une nouvelle révision 2022-2023 revenant sur les engagements pris pour le collège de Pornic « J’insiste et je persiste : le collège Jean Mounès doit être reconstruit ! » affirme Christiane Von Goethem. Laurent Turquois fait état lui d’ « une vraie interrogation, ce collège avait été fléché lors du précédent mandat pour faire l’objet de construction, pérenniser et surtout permettre d’accueillir dans de bonnes conditions les enfants […] la ville de Pornic s’est donnée les moyens d’accompagner le département en faisant l’acquisition d’un foncier à proximité en jouxtant le collège actuel afin de favoriser son implantation ». Concernant le Collège de Chaumes-en-Retz devant ouvrir en 2024, dans sa prise de parole Laurent Turquois regrette qu’il « ne saura répondre aux besoins au détriment de celui de Pornic »

Pour David Martineau, le collège de Chaumes-En-Retz « répond à la demande […] et permettra aussi de baisser en partie la pression sur les effectifs au collège Jean Mounès » Il souligne que le schéma départemental ne serait pas gravé dans le marbre « Maintenant évidemment l’évaluation se fait en continu et si au cours des années après l’ouverture de Chaumes-en-Retz on voit qu’une difficulté demeure ou réapparaît, le schéma départemental des collèges a vocation a être actualisé en continu » conclut-il.

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