A Sautron, le pain est solidaire. Les collectes des bénévoles de l’association Pain contre la faim permettent de soutenir des salariés en insertion à l’Atelier Bara’Mel.
Les salariés en contrat d’insertion professionnelle à l’Atelier Bara’Mel géré par l’association Trajet, peuvent compter sur les bénévoles de Pain contre la faim. Ils effectuent des collectes chaque semaine auprès des boulangers et des grandes et moyennes surfaces.
De la boulangerie à l’atelier : toute une organisation en équipe !
Boulangers, bénévoles et encadrants de Trajet mettent la main à la pâte afin d’aider les personnes en retour vers l’emploi. 300 points de collecte sont inscrits sur la liste des tournées de l’association Pain contre la faim. 250 boulangeries et 50 grandes et moyennes surfaces ont [ihc-hide-content ihc_mb_type= »show » ihc_mb_who= »4,5,6,7″ ihc_mb_template= »1″ ]
rejoint le mouvement permettant aux 200 bénévoles de récupérer plus de 1000 tonnes chaque année. « Sur une semaine entière on arrive à faire 21 collectes du mardi matin au vendredi après-midi » explique Alain Lozach encadrant de Trajet.
« Le président [de Pain Contre la faim, NDLR] répartit des équipes. On a toujours besoin de 4 équipes pour le secteur sud et 4 équipes pour le secteur nord. Il faut en permanence au moins un chauffeur, deux accompagnateurs parce que dans les périodes avant covid ils étaient trois dans les véhicules, mais on espère qu’on pourra redémarrer avec trois à nouveau dans les camions » précise-t-il. Deux salariés de l’atelier Bara’Mel participent aux tournées effectuées en camion dans un secteur géographique de 30 km autour de Nantes.
34 salariés en insertion
L’objectif de ce travail d’équipe ? L’emploi de 34 salariés à l’Atelier Bara’Mel. Ils sont accueillis dans cette structure à travers des contrats à durée déterminé d’insertion, le premier contrat étant de quatre mois. Les personnes restent en moyenne 18 mois. Un accompagnement leur permettant de reprendre une activité. Les salariés ont entre 18 à 60 ans ce sont des « personnes bénéficiaires du RSA, des personnes reconnues travailleurs handicapés, des jeunes de la mission locale, des personnes demandeurs d’emploi longue durée principalement des personnes d’origine étrangère qui sont suivis par certains organismes comme Trajet qui gère aussi le logement » indique Alain Lorzach.
Le pain invendu transformé en mouture
Tous les pains sont acceptés « à partir du moment où ils sont propres », ils sont ensuite transformés en mouture pour animaux vendue à une entreprise du secteur agroalimentaire Terrena. « On accepte aussi la viennoiserie parce qu’on a une deuxième possibilité de recyclage, elles vont aller alimenter un GAEC (Groupement Agricole d’Exploitation en Commun) qui a un élevage de porc et qui accepte de récupérer. Il y a certains types de pain qu’on va pas pouvoir mettre dans la mouture parce qu’il y a par exemple des graines ».
Mais avant plusieurs étapes sont réalisées, il y a une partie tri, découpe, puis l’ensemble est mis dans des cagettes et ensuite en chambre de séchage « le lendemain matin on verse tout le contenu de pain et on obtient de la chapelure » souligne l’encadrant de Trajet à l’Atelier Bara’Mel.
Un soutien financier pour des projets humanitaires
La mouture vendue permet de verser 20 % du montant total à l’association Pain Contre la Faim. Des actions humanitaires sont menées dans des pays comme Madagascar. « Les personnes des associations elles nous font un retour. Tout est bénéfique pour tout le monde. ». Du côté des bénévoles, l’équipe est aujourd’hui au complet mais les besoins évoluent régulièrement. Celles et ceux intéressés peuvent contacter Pain contre la faim afin de rejoindre peut être plus tard cette mobilisation solidaire en Loire-Atlantique.
[/ihc-hide-content]
