Candidat sur la liste de Matthieu Orphelin (L’écologie ensemble) lors des élections régionales, Andy Kerbrat se présente sous l’étiquette NUPES dans la circonscription de Nantes Centre. Il souhaite avec ses collègues devenir des « futurs députés de lutte qui […] seront porte-voix des habitantes et habitants »
Vous briguez un premier mandat de député, quelle est selon-vous la qualité première de votre candidature ?
Incarner ce que l’on appelle des candidatures de lutte venant du monde social et salarié, des associations et des jeunes pour le climat. Être des futurs députés de lutte qui représenteront ces luttes et seront porte-voix des habitantes et habitants. Je ne suis pas un cadre politique […] je suis un salarié de Call Center. Je vais représenter, potentiellement avec mes autres camarades, une autre facette au sein de cette Assemblée qui on le souhaite sera plus populaire, plus représentative de ce qu’est la France maintenant.
Qu’est-ce que vous proposez comme projet aux habitants de votre circonscription pour les cinq prochaines années ?
Le rôle du député c’est quelque chose de complexe parce que c’est à la fois un mandat national, le député écrit la loi, mais aussi un animateur local. Mes engagements viennent de mon parcours sur la volonté de faire une 6ème république et d’avoir des nouvelles règles pour notre République et notre démocratie. Un de mes objectifs, c’est d’être porte-voix des NUPES local au sein de l’Assemblée. Si je suis élu je mettrai en place, un peu comme François Ruffin (Député LFI de la Somme, ndlr) a pu le faire, des assemblées de circonscription une fois par semestre pendant tout le mandat, avec l’intégralité des habitants invités pour venir discuter de la loi, du mandat et de ce que je fais, pour pouvoir rendre des comptes mais aussi pour que les gens apportent leurs propositions à l’assemblée. Et à mi-mandat, ce qu’on appelle le référendum révocatoire, très important pour nous au sein de l’Union populaire, nous mettrons en place une consultation pour voir si mon travail de député correspond à ce que souhaitent les habitants de la circonscription. S’il est [ihc-hide-content ihc_mb_type= »show » ihc_mb_who= »4,5,6,7″ ihc_mb_template= »1″ ]
négatif, on pourrait considérer que je démissionnerai, et s’il est positif je continuerai évidemment.
Vous vous présentez sur la circonscription de Nantes 2 où il existe notamment des problématiques liées à la sécurité, comment concrètement comptez-vous vous « fondre » dans cette circonscription ?
En étant nantais je connais très bien les problématiques que ce soit au niveau de la sureté mais aussi la question du logement. Le problème de la sécurité en centre-ville est un vrai problème mais que nous abordons de manière différente que ce que font nos opposants, c’est-à-dire la logique de répression. Nous, nous sommes sur le principe prévention/répression/réparation avec une volonté certaine de recréer une police de proximité comme ça a pu exister à l’époque de Lionel Jospin. Nous avons vu l’augmentation de la criminalité à partir du moment aussi où cette Police de proximité a disparu. L’autre sujet qui est très important pour moi, c’est la question du logement. Il faut réinvestir dans le parc HLM de manière claire et nette pour être à 30% de logements sociaux. Il faut pouvoir permettre à tous et à toutes de se loger dignement dans de bonnes conditions.
L’union NUPES formée pour ces élections législatives est toute récente. Comment espérez-vous convaincre les électeurs tout en mettant vos « divergences » politiques de côté ?
C’est une union qui repose sur quelque chose de très précis, ce n’est pas une union électoraliste mais sur un programme. 650 mesures ont été élaborées par toutes les familles de la gauche qui participent à la nouvelle union. Sur l’Etat d’urgence sociale, écologique et démocratique, tout le monde est d’accord pour l’augmentation du smic à 1500 euros, la retraite à 60 ans, la planification écologique et j’en passe. Ce qui va convaincre les gens c’est le fait que nous ne venons pas dire « votez pour nous, on est gentils », mais « votez pour nous, nous avons un programme de gouvernement pour réussir à faire en sorte que votre vie soit meilleure, que vous soyez plus protégés en cette crise ».
Comment abordez-vous cette campagne des législatives ?
Beaucoup de porte à porte. Notre objectif, c’est d’aller directement auprès des gens pour pouvoir dialoguer avec eux, amener à ce que les gens s’expriment et ensuite nous écoutent. L’important à chaque fois qu’on rencontre quelqu’un, c’est de l’écouter par rapport à ses problématiques.
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